L’atome et l’âme du monde minéral

Posté par lejuiferrant le 13 juin 2011

Selon la Kabbale (Kabbalah, tradition ésotérique de la Torah), la matière n’est que le revêtement d’une essence spirituelle intérieure. Cette âme spirituelle intérieure unit les différentes parties de la matière et permet son existence. Autrement dit, l’animal ou l’homme ne sont pas les seuls à posséder une âme, le végétal et le minéral en son également dotés.

La différence réside principalement dans le niveau et la force de cette âme. Celle de l’homme et de l’animal (à des niveaux bien sûr différents) est capable de connections, de bouger, ce qui va permettre au corps de se mouvoir.

Tandis que l’âme du végétal ou du minéral ne peut que relier leurs différents composants et permettre leur existence, sans aucune possibilité de changement ou de mouvement.

Le kabbaliste Rabbi ‘Haïm Vital (16ème siècle) écrit à ce sujet :

« Le minéral : ce sont les pierre et les métaux…Leur âme s’appelle donc l’âme qui assemble leurs parties et qui permet leur matérialité et leur existence sans aucun changement par rapport à ce qui prévaut à son début, car cette âme ne dispose que d’une seule force. »

Rabbi ‘Haïm Vital était l’élève du Ari-Zal (Rabbi Itshak Louria), le géant de la Kabbale, dénommé le Ari Hakadoch, le saint Ari. Il a vécu il y a 500 ans.

Il a consigné dans son Ets Ha’haïm (l’Arbre de la Vie) l’essentiel des enseignements de son maître le Ari-Zal ; ce qui est rapporté juste avant est écrit dans le « portique », Abiya qui forme les initiales des 4 mondes (Atsilout, Bria, Yetsira, Assyia), chapitre 10, page 117.

C’est également Rabbi ‘Haïm Vital qui transmit et reçu de son maître l’enseignement de la Kabbalah Ma’assit, très profonde et très secrète (que les Tanaïm à l’époque du Temple connaissaient et utilisaient, les histoires sont rapportées dans le Talmud).

Le Ari-Zal :

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Les kabbalistes nous enseignent également que le monde reçoit à chaque instant un flux divin, contrairement à l’idée selon laquelle l’univers a reçu au moment de sa création toute la quantité d’énergie nécessaire à son maintien. Ce flux (que la science appelle énergie et qui désigne toute forme de force agissante) permet le maintien et l’existence de la création qui en dépend comme une lampe électrique dépend de l’électricité pour produire de la lumière.

Si ce flux cessait, ne fût-ce qu’un instant, le monde retournerait aussitôt au néant.

C’est en ce sens qu’il faut comprendre la bénédiction tous les matins et qui proclame, entres autres :

« Il renouvelle, par sa bonté, chaque jour, toujours, la création du monde. »

Or la création est déjà intervenue !

Comment est-il possible d’évoquer son renouvellement quotidien ?

Il faut donc se résoudre à accepter l’idée que le monde reçoit un flux divin continu et indispensable à sa survie. Il ne faut pas être prophète pour imaginer les réactions de celui ou celle qui, faible dans sa foi, entend de tels propos. En effet, ils semblent complètement détachés de la réalité car :

  1. Le minéral a-t-il une âme ?
  2. Les textes de la Kabbale évoquent ici « l’âme qui assemble ». Qu’y a-t-il donc à assembler dans un bout de fer ou une pierre ?
  3. Comment peut-on imaginer que sans ce flux continu le monde disparaîtrait sur place ?

Prenons le temps d’examiner les découvertes en physique des 100 dernières années, pour savoir comment nous mesurer avec ce que nous enseigne cette source surnaturelle qui se nomme la Torah.

Comme on le sait, l’atome est une des découvertes les plus fondamentales de ces 100 dernières années : la matière est faite de minuscule particules que l’on nomme atomes, ce qui signifie en grec qui ne se partage pas.

D’autre part, l’atome est constitué d’un noyau qui est lui-même un assemblage de protons (positifs) et de neutrons (sans charge), autour duquel gravitent à grande vitesse des électrons (négatifs) qui lui confèrent ses qualités et sa forme.

Pour illustrer, on peut donner l’exemple des hélices d’un ventilateur en marche. Celles-ci laissent penser qu’il s’agit d’une unique planche ronde qui tourne à grande vitesse. La matière nous apparaît ainsi compacte en raison de la vitesse de rotation des électrons autour du noyau.

En effet, en une fraction de seconde, ils réalisent des milliards de rotations. Notre œil, ne pouvant percevoir chacune de ces séquences, va donc « voir » une matière compacte.

Chaque centimètre cube de la matière est ainsi formé de milliards d’atomes serrés les uns contre les autres.

De plus, la quantité de matière (noyau et électrons réunis) contenu dans l’espace d’un atome est tellement faible par rapport à sa masse que la distance qui sépare le noyau de ses électrons est proportionnellement égale à la distance qui nous sépare du Soleil.

Lorsque l’on approfondit ces données afin de découvrir la « réalité » de la matière, on débouche sur une constatation troublante : la majorité de l’univers est vide !

Notre vue nous joue des tours : la matière et avec elle le Cosmos et ses milliards d’étoiles ne sont qu’une illusion d’optique ! Les milliards d’électrons qui tournent à grande vitesse donnent à une matière finalement assez réduite une solidité et une forme « illusoires » !

D’où cette terrifiante conclusion : si cette énergie cessait d’alimenter la matière, celle-ci disparaîtrait entièrement dans l’instant !!

La majorité de l’atome est vide, ses composants matériels sont dérisoires par rapport à sa masse globale, seule leur vitesse de rotation nous laisse sentir et toucher la matière (Dr. Hadassa Melamed).

On peut donc poser les affirmations suivantes :

  1. Au contraire de ce que l’apparence « inanimée » de la matière nous laisse penser, celle-ci est animée de mouvements permanents à l’image des corps vivants ! En d’autres termes, il y a de la vie (comprenez : une âme) dans le minéral.
  2. Les atomes sont constitués d’éléments distincts joints et assemblés les uns avec les autres, ce qui nous permet d’appréhender la matière comme une unité compacte (rappelons les propos du kabbaliste Rabbi ‘Haïm Vital : « …C’est la raison pour laquelle on l’appelle une âme qui assemble. »
  3. Si le flux continu fourni par le Créateur de l’univers qui anime et permet le mouvement des électrons cessait, l’univers tout entier retournerait au néant (Et Rabbi ‘Haïm Vital de poursuivre : « …Et elle (cette âme qui assemble) les soutient et les maintient dans leur disposition. »

Pour notre part, la leçon est double :

  1. Seul le Créateur de l’univers qui en connaît les plus infirmes recoins peut dévoiler de telles informations dans la Torah qu’il a donnée il y a près de 3300 ans.
  2. À nous de savoir prendre en considération les paroles de nos sages ! Car finalement, comment les aurions-nous accueillies avant de les avoir mis en parallèle avec les découvertes scientifiques du dernier siècle ?

Un flux continu qui donne la vie et qui la maintient

Voici l’extrait d’un texte de Rabbi ‘Haïm de Volozine concernant le maintien du monde à chaque instant :

« Le comportement de D ieu ne ressemble en rien à celui des hommes. Prenons comme exemple la constructions d’un immeuble en bois. Le constructeur ne fait rien de lui-même, il ne peut pas créer le bois ; il prend du bois existant et l’assemble de manière à obtenir une maison ou un immeuble. Une fois l’opération achevée, bien que son action cesse, l’immeuble se maintient.

L’action de D ieu est différente. De la même manière qu’au moment de la création des mondes, Il a tout créé ex nihilo par sa force infinie…Depuis ce moment, chaque jour et à tout instant, Il les maintient et les fait vivre par un nouveau flux de lumière (l’énergie) à chaque instant. S’Il retirait ce flux, ils disparaîtraient instantanément.

Ceci est exprimé par cette phrase extraite dans la prière du matin : « Il renouvelle, dans sa bonté, chaque jour, la création », c’est-à-dire à tout moment et à chaque instant. On peut également retrouver ce concept dans les formules suivantes : « À Celui qui fait les grands astres car sa bonté est à tout jamais » (Psaumes, 136, 7) ; le verset ne dit pas « Il a fait » mais « Il fait ». »

Rabbi Haïm de Volozine, L’âme de la vie, portique 1, chapitre 2

Il convient de lire les annotations qui accompagnent ce passage et qui rappellent que les lettres de l’alphabet hébreu ont servi à créer le monde. Les 4 lettres du nom de D ieu (Youd, Ké, Vav, Ké) sont donc la racine spirituelle de la création.

On peut, en utilisant les ressources de la Kabbale et les règles de la vocalisation, les lier de 1080 façons différentes à l’instar de l’heure du calendrier Juif qui se divise en 1080 parties (rapporté par Maïmonide, consulter cet article > http://www.facebook.com/note.php?note_id=473084926344).

À chacun de ces 1080 instants, D ieu renouvelle l’univers. Chacun de ces instants correspondra à une combinaison particulière des lettres du nom de D ieu, qui est l’expression de ce flux divin qui permet à ce moment précis l’existence des mondes : il n’y a aucun jour, aucun instant, qui ressemble à un autre ; chacun est unique et à sa lumière !

Ce concept fondamental s’exprime dans la prière instituée par les membres de la Grande Assemblée depuis plus de 2500 ans. Nous répétons tous les jours, trois fois par jours, le même texte mais dans des temps différenciés.

Le premier texte vient « éclairer » un temps particulier qui n’a pas de « frère jumeau ». Cela a également une influence sur la matière qui a été créée avec le temps comme l’a démontré Einstein et avant lui Nahmanide au sujet du verset : « Et D. appela la lumière, jour. » (Genèse 1, 5) :

« Cela signifie qu’Il avait créé (en même temps) le temps. » C’est-à-dire que le temps a été créé le premier jour, avec la lumière initiale. C’est la raison pour laquelle il est dit au sujet de celui qui oublie une des prières : « Ce qui est tordu ne peut être redressé » (Ecclésiaste 1, 15), comme l’a longuement expliqué Rabbi ‘Haïm de Volozine dans L’âme de la vie (portique 2, chapitre 13).

Pour aller plus loin

À celles et ceux qui souhaitent approfondir le sujet, il convient de poser une question : à la lumière des dernières découvertes concernant la forme et la structure de l’atome ; qui décide, qui fixe la forme particulière de chaque élément de l’univers ? Autrement dit, qu’est-ce qui conduit les atomes à s’assembler de telle ou telle manière,à se coller à telle ou telle autre forme existante ?

Plus encore, qu’est-ce qui fixe la forme de notre corps ?

L’essence spirituelle qui réside en chacun des éléments minéraux, végétaux, animaux et humains – et qui n’est rien d’autre que cette âme qui assemble les différentes parties de la matière – est à l’origine de cette forme. Cette dernière n’est finalement que la matérialisation opérée grâce et sur la base du modèle proposé par cette âme. Celle-ci constitue l’essence, la vraie substance de l’univers ; elle est indestructible.

Ceci peut expliquer le système de multiplication des molécules d’ADN. En effet, d’une molécule unique qui contient l’ensemble des informations concernant l’individu en devenir vont sortir des cellules qui contiennent elles aussi cette même information initiale, mais qui, de manière prodigieuse, vont produire des tissus cellulaires différenciés et adaptés à leur fonction : l’œil, le cœur, les os, les ongles, la peau…

La subdivision des cellules s’opère selon l’essence spirituelle active de chaque membre, la matière générée n’étant que le costume taillé à partir du « modèle » spirituel.

C’est la raison pour laquelle les kabbalistes évoquent toujours les notions de « matière » et de « forme » (Tsoura en hébreu), la forme faisait ici référence à « l’esprit » (Roua’h en hébreu) qui taille la matière.

On peut mieux comprendre maintenant le mot hébreu Davar (chose) qui désigne des objets matériels. Davar vient du mot Dibour (parole) par lequel l’univers a été créé, comme cela est rapporté dans le versets (Psaumes 33, 6) : « Par la parole de l’Éternel les cieux se sont formés, par le souffle de sa bouche, toutes leurs milices. »

La parole du Créateur, par définition spirituelle, constitue l’essence de tout existant, du Cosmos tout entier.

Il s’avère au passage que la science, avec toute sa technicité, ne s’occupe que de la matière qui est elle-même promise à la disparition, ce qui rend paradoxal le nom de certaines sciences que l’on nomme : « sciences de la vie », alors qu’elles traitent de phénomènes appelés à disparaître.

Elle ne dispose d’aucun outil d’enquête sur le monde de l’esprit et de la spiritualité qui constitue l’essence véritable de l’univers et de toute sa matière.

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Lois de la génétique actuelle… il y a 35 siècles

Posté par lejuiferrant le 13 juin 2011

Serait-il possible que les deux lois les plus révolutionnaires dans le domaine de la génétique soient écrites dans la Torah ?

Lois de l’hérédité de Mendel et les lois de l’hétérogénéité, ce sont leur nom, pourraient-elles figurer dans le texte révélé par le Créateur de l’univers depuis plus de 3300 ans ?

À notre plus grand étonnement et en même temps qu’à notre émerveillement le plus absolu, la réponse est complètement positive !

Avant d’étudier le texte qui évoque le rêve de Yaacov et ses démêlés avec son oncle Lavan (Genèse 30, 25-43, 31 – il s’agit des versets où ces lois apparaissent), expliquons tout d’abord un principe fondamental lié à notre sujet et qui concerne la création du monde en même temps que les actions des pères de la nation Juive relatées dans la Torah.

La Torah : un plan pour la conception de l’univers

Le Zohar explique en plusieurs endroits que la Torah avait été écrite par D ieu bien avant la création de l’univers. Lorsque le Créateur décida de créer le monde, Il regarda ce qui était inscrit dans la Torah et créa l’univers sur cette base, comme le spécifie le texte du Zohar (Zohar, Exode, page 161b ansi que le Zohar sur Nombres page 178a) :

« Le Saint Béni soit-Il regarda dans le texte de la Torah et créa le monde.« 

La Torah fonctionne comme un programme préalable à l’existence du monde, à l’histoire dans sa multitude de détails ; tout ce qui a été, est et sera existera en fonction de ce qui a été prévu par la Torah depuis l’aube de la création jusqu’à la fin des temps.

Le Midrash Rabba (Genèse, paracha 1) compare cela à un roi qui aurait souhaité construire un palais d’après un programme préétabli, en tenant compte de l’usage qui en serait fait dans le futur. Le programme détaillerait l’emplacement de chaque chambre, des bureaux, des halls d’entrée, des fenêtres, des portes…Ainsi que l’aspect d’ensemble.

Ainsi, le Saint Béni soit-Il a formaté le monde sur les exigences des commandements de la Torah.

Pour nous qui sommes habitués à considérer l’histoire comme une suite chronologique « normale » d’évènements, cette idée peut nous paraître nouvelle voire bizarre. Comment est-il possible qu’une série d’évènements qui se déroulent des centaines d’années et bien après la rédaction de la Torah puissent être relatée dans le texte, et de surcroît en détail, avant même leur déroulement ?!

Comment la Torah peut-elle évoquer, avant qu’elle ne soit survenue, l’histoire de la sortie d’Égypte ? Comment peut-elle parler d’un homme nommé Yaakov fils de Rivka qui irait habiter chez un araméen du nom de Lavan avant même qu’il ne soit né ?

Ces questions tombent d’elles-mêmes lorsque l’on se souvient que le rédacteur de la Torah est le Créateur lui-même. D ieu connaît son monde, Il sait ce qui a été, ce qui est et ce qui sera dans un futur lointain. Tout est clair, révélé et posé devant Lui comme formant une seule et même entité immédiatement perceptible.

C’est la raison pour laquelle Il pouvait décrire l’ensemble des évènements, y compris dans les détails les plus infimes, avant qu’ils ne surviennent et les inscrire dans la Torah.

Plus que cela : le Midrash que nous avons cité ne se contente pas d’expliquer que D ieu avant la préscience ; il précise également que le monde a été élaboré en fonction de ce qui est écrit dans la Torah, y compris dans ses aspects les plus secrets. On peut donc la comparer à une superstructure fondamentale « englobant » tous les détails de la création, les lois de la nature et les évènements historiques.

Rapportons au passage un texte du Gaon de Vilna (Rabbi Eliaou de Vilna, 1707-1747) qui se trouve dans l’introduction du Sifra detsniouta, un ouvrage de Kabbale :

« Tout ce qui a été, est et sera est inscrit dans la Torah depuis le premier mot « Béréchit » jusqu’au dernier mot « …Aux yeux de tout Israël ». Ce ne sont pas seulement les principes généraux qui y sont mentionnés mais également les détails concernant chaque espèce, chaque individu et tout ce qui surviendra dans son existence depuis sa naissance jusqu’à son décès, toutes ses pérégrinations. Il en va de même pour chaque animal, chaque organisme vivant, végétal ou minéral, toutes les espèces et ce qui leur est advenu, leurs racines. »

En d’autres termes, si nous observons un certain nombre de phénomènes et que nous constatons que la nature semble se comporter selon des lois et des systèmes bien précis, nous devrons y discerner l’expression de la volonté du Créateur qui dicte à l’univers ses lois en fonction des ordres opérationnels inscrits dans la Torah. Il n’est donc pas étonnant de constater que nos sages aient pu mentionner des principes scientifiques avant leur découverte : ils sont inscrits dans la Torah et sont à la disposition de tout celui qui l’étudie, en observant toutefois 3 conditions minimales :

  • Étude en profondeur.
  • Réflexion sincère et authentique.
  • Respect dans l’approche.

Ces connaissances sont parfois explicitement mentionnées dans le texte. D’autres fois, elles sont dissimulées dans une histoire ou dans une série d’évènements (pour exemple, voir à ce sujet, le cours du Rav Ron Chaya : « Guermamia » > http://www.leava.fr/cours-torah-judaisme/veracite-de-la-torah/495_guermamia.php)

 

Ainsi en est-il de l’histoire que nous allons relater et qui met au prise Yaacov et Lavan, révélant au passage, à l’instar de nombreux passages de la Torah, certaines lois de la nature.

Dans ce cas d’espèce, il s’agit de deux lois de la génétique qui n’ont été découvertes que 35 siècles plus tard.

 

Yaacov doit se mesurer avec Lavan, le fourbe

La Torah nous raconte que Yaacov a travaillé 7 ans chez Lavan afin de pouvoir se marier avec sa fille Ra’hel. Cependant, Lavan trompera Yaacov puisqu’il lui donnera son autre fille, Léa, à sa place. Pour recevoir Ra’hel, Yaacov devra donc travailler 7 années supplémentaires. À la naissance de Yossef, son 11ème enfant (donc après 22 ans de bons et loyaux services), Yaacov demande à Lavan (Genèse 30, 28) :

« Laisse-moi partir, que je retourne chez moi, dans mon pays.« 

Lavan insiste pour que Yaacov continue à travailler chez lui car « D. m’a béni à cause de toi » et il s’engage : « Dicte-moi ton salaire et je te le donnerai.« 

Yaacov accepte de rester pour un salaire convenu avec Lavan et qui sera le suivant : tous les agneaux et toutes les chèvres « pointillés et mouchetés » (Nakoud vétalou en hébreu dans le texte) seront pour Yaacov. Les « mouchetés » font référence aux bêtes qui ne sont pas unicolores, elles sont bariolées : comme si on leur avait cousu des pièces de tissu.

À la suite de cet engagement réciproque, Lavan agit en fonction de son interprétation des accords et décide qu’ils ne concernent que les bêtes qui naîtront et non le troupeau déjà existant. Afin d’éviter tout « malentendu » quant à la date de naissance des bêtes, Lavan sépare toutes celles qui sont bariolées et les remet à ses fils en prenant soin de laisser un écart de 3 jours de marche entre « ses » troupeaux et ceux, unicolores, qui sont restés entre les mains de Yaacov.

En agissant de la sorte, Lavan réduit quasiment à néant les chances de faire naître dans les troupeaux de Yaacov des bêtes pointillées et mouchetées.

En relisant les versets qui relatent ces évènements, on perçoit clairement les manoeuvres de Lavan qui ne cesse de changer les conditions d’application des accords afin de tromper Yaacov, ce qui est clairement mentionné dans les propos de l’ange (Genèse 31, 12) et dans les douloureuses paroles de Yaacov lorsqu’il s’adresse à ses épouses (31, 41).

(Voir également les commentateurs classiques de la Torah sur ce point.)

 

À la suite de cet épisode, Yaacov fait un rêve au cours duquel « on » lui révèle une information déterminante ; il la relate ainsi (Genèse 31, 10) :

« Or à l’époque où les troupeaux s’accouplent, je levai les yeux et j’eus une vision : et voici que les mâles (Nahmanide précise que les Atoudim mentionnés dans le texte sont des béliers mâles) qui fécondaient le bétail étaient rayés, pointillés Nékoudim et grivelés » (C’est-à-dire bariolés ; c’est ainsi qu’ils lui apparaissent dans le rêve ; contrairement à la réalité, puisque Lavan avait pris soin de retirer des troupeaux de Yaacov les bêtes pointillées et bariolées).

Le texte poursuit :

« Un envoyé du Seigneur me dit dans la vision : Yaacov ! Je répondis me voici. Il reprit : « Lève les yeux et regarde ; tous les mâles qui fécondent le bétail sont rayés, pointillés et grivelés (c’est-à-dire bariolés). C’est que j’ai vu la conduite de Lavan à ton égard.« 

 

À la suite de ce songe, Yaacov est donc dûment averti des tromperies répétées de Lavan ; il fait donc transférer les bêtes qui tardent à se réchauffer (les moins productives) chez Lavan (Genèse 30, 42):

« …De sorte que les agneaux les plus débiles (ceux qui tardaient à s’échauffer, les moins productifs) furent pour Lavan, les vigoureux (ceux qui s’empressaient de s’échauffer et donc les plus productifs) pour Yaacov.« 

Résultat (Genèse 41-43) :

« Cet homme s’enrichit prodigieusement : il acquit du menu bétail en quantité, des esclaves mâles et femelles, des chameaux et des ânes.« 

  1. Comment se fait-il que Yaacov ait pu voir dans son rêve des bêtes bariolées appartenant à son troupeau alors qu’il ne lui restait que des bêtes unicolores ?
  2. Pourquoi Yaacov a-t-il prit soin de séparer les bêtes les moins prolifiques en les transférant dans les troupeaux de Lavan ? Quelle est la fonction de ces bêtes quant à son objectif initial qui était de faire naître des bêtes « bariolées » ?

On doit à la vérité dire que nous ne pouvons pas saisir les justifications cachées des actes des pères de la nation Juive : leur niveau spirituel était incommensurablement élevé. Mais nous pouvons parfaitement y trouver des allusions à des lois de la nature d’autant plus enthousiasmes qu’elles n’ont été découvertes que 35 siècles après ces évènements.

Les récentes découvertes de la génétique

(Pour ceux qui étaient en Terminale S spécialité SVT, cette partie devrait vous rappeler des souvenirs et ne devrait pas être trop compliquée à comprendre.)

Le célèbre botaniste israélien, le Pr Yehouda Flicks, a déclaré que l’on peut trouver dans le rêve et dans les agissements de Yaacov des allusions à deux lois de la génétique qui n’ont été découvertes que très récemment : les lois de l’hérédité de Mendel et la loi de l’hétérogénéité que nous allons succinctement présenter afin d’éclaircir notre propos.

Précisons qu’il ne faut pas voir dans les citations du Pr Flicks l’unique explication de ces textes.

Le Or Ha’haïm précise dans l’introduction de son commentaire sur la Torah que toute personne animée de « la crainte de D. » se doit d’étudier les explications du texte biblique en ayant en tête que « la Torah possède 70 faces ». Tout commentaire peut donc être étudié à partir du moment où il ne contredit aucun des principes de base de la Torah et du Judaïsme.

Gregor Johann Mendel (1822-1884), le célèbre chercheur en génétique né en Moravie (Tchécoslovaquie) était capable d’isoler des espèces pures de graines de pois verts et de pois jaunes. Après les avoir greffées, il obtenait en première génération uniquement des pois jaunes. En greffant à nouveau ces graines jaunes, il obtenait en deuxième génération 75% de jaunes et 25% de verts. Les verts engendraient toujours des verts tandis que parmi les graines engendrées par les jaunes (entres elles exclusivement), on comptait 25% de graines jaunes tandis que dans les 75% restant, il germait des graines jaunes et vertes.

 

Gregor Johann Mendel :

 

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Il en conclut que le vert était présent dans les « descendants » des greffes de graines jaunes, mais manifestait un caractère « soumis » (récessif, dans le langage de la génétique) tandis que le jaune était dominant.

Avec le temps et les progrès de la génétique, on a trouvé un nom pour désigner les facteurs héréditaires : les gênes. On peut donc reformuler les conclusions de Mendel en disant que le gêne « jaune » est dominant par rapport au gêne « vert ». C’est la raison pour laquelle nous pouvons voir un pois jaune qui est en fait, du point de vue génétique, un pois jaune-vert. Lorsqu’on les greffera, on obtiendra 75% de jaunes et 25% de verts alors que du point de vue strictement génétique,  on ne pourrait compter que 25% de jaunes purs qui ne compteraient aucun souvenir, aucune trace de gène « vert » tandis que le reste serait donc jaune-vert.

Si l’on isolait et expulsait les jaunes purs et les verts purs (qui ne portent donc pas de gènes « jaune » qui prendraient immédiatement le dessus et susciteraient en deuxième génération des pois jaunes) et que l’on continuait de greffer des gènes jaunes mélangés (du point de vue génétique, ceux-ci continuerait de se répartir selon le pourcentage 75/25.

Avec le temps, on finirait par obtenir une baisse de la présence de « jaunes mélangés » pour finir par retrouver une répartition de l’ordre de 50/50 : 50% de pois jaunes « purs » et 50% de pois verts, à l’image de la première génération.

Une découverte récente retiendra également notre attention : le phénomène de l’hétérogénéité. D’après cette loi génétique, les « hétérozygotes » sont beaucoup plus prolifiques que les « monozygotes ». Autrement dit, les êtres comportant des gènes variés sont plus forts, plus productifs ou encore plus prolifiques que ceux qui ne possèdent qu’une seule sorte de gène.

 

En d’autres termes, si nous observions un troupeau de bêtes au pelage unicolore mais dont une partie posséderait des gènes variés (des gènes de bêtes « bariolées »), cette partie du troupeau se montrerait bien plus prolifique que les bêtes unicolores porteuses d’une seule sorte de gène.

On trouve une allusion à ces deux lois dans les propos de l’ange et dans les stratagèmes de Yaacov lorsqu’il eût cessé d’employer la méthode des « bâtons entaillés » ! (Voir complément à la fin)

Examinons les paroles de l’ange qui s’exprime dans le rêve de Yaacov (30, 12) :

« Il reprit : lève les yeux et regarde (c’est-à-dire : observe et vois la vérité) ; tous les mâles qui fécondent le bétail sont rayés, pointillés et grivelés » (C’est-à-dire bariolés « à l’intérieur » bien qu’à l’œil nu ils semblent unicolores).

Expliqué autrement, le troupeau qui semble unicolore est en fait « bariolé » quant aux individus qu’il produira puisqu’en dépit de son aspect extérieur, il compte des individus porteurs de gènes « bariolés ».

Or d’après les lois de Mendel, si l’on parvient à isoler les bêtes porteuses des gènes dominants et que l’on provoque leur accouplement avec des femelles, on obtiendra un accroissement du nombre des bêtes « bariolées ».

Mais comment repérer les bêtes porteuses du gène dominant ?

C’est ici qu’entre en jeu la loi de l’homogénéité d’après laquelle les bêtes les plus promptes à se « réchauffer », les plus prolifiques, sont celles qui portent les gènes des bêtes « bariolées » qui sont les gènes dominants ; elles semblent bien unicolores mais leurs caractéristiques génétiques en font des « bariolées » capables d’engendrer un plus grand nombre d’individus « bariolés » ; les « hétérozygotes » sont les plus forts.

Cela est exprimé implicitement dans les propos de l’ange lorsqu’il dit : « Tous les mâles qui fécondent sont… », c’est-à-dire ceux-ci sont prolifiques et qu’ils sont prompts à se réchauffer comme les « bariolés » bien qu’à l’œil nu ils aient l’air unicolores.

Yaacov va donc agir en tenant compte de cette « découverte » puisqu’il répartit son troupeau de la manière suivante (30 ; 42) :

  • « Les agneaux débiles furent pour Lavan »

Ceux qui tardaient à se « réchauffer » et qui étaient donc moins prolifiques, ce qui traduit, du point de vue des lois de l’hétérogénéité, leur caractère totalement unicolore au niveau génétique, Yaacov s’empresse de les transférer vers les troupeaux de Lavan afin qu’ils ne s’accouplent pas avec les femelles de son troupeau et n’engendrent pas des bêtes unicolores.

  • « Et les vigoureux pour Yaacov »

Les plus prompts à se réchauffer, donc les plus prolifiques, ce qui traduit leur caractéristique de porteurs de gènes dominants, en l’occurrence les gènes de « bariolées », Yaacov les isole afin qu’ils engendrent des bêtes bariolées qui lui reviennent de droit selon les termes de l’accord conclu avec Lavan.


Et ainsi Yaacov notre ancêtre reprendra le salaire de son dur labeur que Lavan tentait de lui voler par tous les moyens possibles.

Ces deux lois de la génétique ne seront découvertes que 35 siècles plus tard ; il s’agit donc des lois de Mendel et des lois de l’hétérogénéité.

 

163767_1773472257796_1268977178_2091070_3784818_n dans La genetique il y a 35 siecles

 

Complément :

Avant son rêve, Yaacov employa une autre méthode pour récupérer ce qui lui revenait de droit. Elle était plus naturelle mais tout aussi efficace (Genèse 30, 37-39) :

« Or, Yaacov se pourvut de rameaux verts de peuplier, d’amandier et de platane ; il y pratiqua des entailles blanches, en mettant à découvert la blancheur des rameaux. Il fixa les rameaux, ainsi écorcés, dans les rigoles, dans les auges où le menu bétail venait boire en face du menu bétail et entrait en chaleur en venant ainsi boire. »

On peut constater que l’environnement visuel, au moment de l’accouplement, a une portée d’ordre physique : les bêtes qui furent exposées aux bâtons « écorcés » (entaillés) donnèrent donc naissance à des agneaux « bariolés ».

Ce phénomène est également cité dans le Midrash Tan’houma (parachat Nasso, chapitre 9) :

« Un roi arabe demanda à Rabbi Akiva : je suis noir, ma femme est noire et elle a mis au monde un enfant blanc ! Dois-je la tuer puisqu’elle s’est livrée à l’adultère ?

Rabbi Akiva lui demanda : les statues qui ornent ta maison sont-elles noires ou blanches ?

- Elles sont blanches, lui répondit-il.

- Lorsque tu t’es unie avec elle, elle a regardé les statues blanches et a donc mis au monde un enfant blanc. En la matière, tu peux retenir que les enseignements de notre ancêtre Yaacov qui a exposé des rameaux entaillés aux yeux des bêtes au moment où elles accouplaient. »

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Le paratonnerre 18 siècles plus tôt

Posté par lejuiferrant le 13 juin 2011

Nous connaissons tous le visage serein de Benjamin Franklin, l’homme que les américains ont choisi de faire figurer sur leur billet de 100$.

B. Franklin (1706 – 1790) était tout autant un scientifique de renommée qu’un homme politique de premier plan puisqu’il est l’un des signataires de la déclaration d’indépendance des États-Unis. Il a activement participé à la guerre d’indépendance. Lorsqu’il meurt à 84 ans, il est comblé d’honneurs pour tous les services rendus à l’Amérique.

Le paratonnerre fut certainement une de ses découvertes les plus importantes et les plus constructives. Son principe était le suivant :

On fixe en hauteur, sur le toit par exemple, une tige de fer qui attire à elle la foudre, évitant ainsi que cette dernière ne tombe sur les habitations.

C’est après avoir constaté qu’un éclair n’est rien d’autre « qu’une grosse décharge d’électricité » qu’il met au point sa découverte. En 1752, au moyen d’un cerf volant, au cours d’une expérience menée pendant une tempête, il vérifie l’ensemble de ses hypothèses.

Ces détails concernant la vie et l’œuvre de Franklin figurent dans toutes les encyclopédies.

Cependant, penchons-nous à présent du côté des sources talmudiques. Le paratonnerre était-il vraiment inconnu des humains jusqu’à l’époque de Franklin, ou est-il possible que les sages du peuple Juif avait déjà pris connaissance du procédé ?

La Tossefta (Tossefta Chabbat chapitre 7) est un texte qui a été rédigé par les sages Juifs il y a 2000 ans. Un des chapitres de cet ouvrage est consacré aux pratiques magiques ainsi qu’aux pratiques prétendument mystiques prohibées par la Torah.

Le texte cite notamment comme exemple la pratique « émoréenne » (du nom de la population qui pratiquait ce rite superstitieux) le fait de planter des bâtonnets de bois sur les poignées des casseroles afin d’activer la cuisson.

Cette pratique est interdite comme ressortant de la magie. Il est par contre, expliquent nos sages, permis de planter ces mêmes bâtonnets dans la casserole, pendant la cuisson, puisque ce procédé provoque une accélération de la cuisson dans un cadre tout à fait naturel (voir également le même texte qui interdit de disposer des débris de verre dans un plat afin de précipiter la cuisson, même si cette pratique ne peut pas être interdite au titre de pratique « émoréenne », « car elle n’a pas d’explication naturelle et qu’elle implique un danger pour les éventuels consommateurs »).

Le texte poursuit avec l’interdiction de « planter une tige de fer » au milieu de poussins dans l’intention d’améliorer leur croissance car « cette pratique ne repose sur aucune loi naturelle » alors qu’il sera « permis de planter une tige de fer à proximité du poulailler afin de les sauver des éclairs car il y a une explication naturelle à ce procédé« . (!!!)

Voici un texte de la Tossefta :

« Celui qui met une tige de fer au milieu des poussins se rend coupable de « pratique émoréenne » alors que s’il le fait pour les protéger des éclairs, ce sera permis. »

Le paratonnerre est donc explicitement mentionné dans les textes écrits par les sages d’Israël 2000 ans avant la « découverte » de Benjamin Franklin.

Précisions d’emblée que la question n’est pas de savoir qui a inventé le paratonnerre mais bien plutôt : comment aurions nous traités les propos de nos sages qui nous disent que l’action de cette « tige de fer » est tout à fait naturelle, qu’elle n’est pas d’ordre mystique ?

Comment aurions nous considéré ce « paratonnerre des sages d’Israël » si la découverte de Franklin n’avait pas encore été diffusée ?

N’aurions nous pas eu le réflexe du scepticisme, voire du rejet en disant que la Torah exprime des idées qui n’ont pas un début de réalité ?

Mieux :

Que pensons-nous des indications de nos sages sur telle ou telle manière d’activer la cuisson ou sur les centaines d’injonctions qui nous paraissent aujourd’hui si « incompréhensibles » ?

 

 

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Preuve logique de la véracité de la Torah

Posté par lejuiferrant le 10 juin 2011

Quelle preuve existe-t-il que D’ ait parlé à tout le peuple Juif au pied du Mont Sinaï comme l’affirme la Torah ? (D’après un extrait de conférence du séminaire de Découverte d’Aish HaTorah.)

 

À qui D’ a-t-Il donné la Torah au Mont Sinaï ? La plupart des gens répondent :  » D’ a donné la Torah à Moïse. »

Et que faisait le peuple Juif pendant que Moïse recevait la Torah ? « Il adorait le veau d’or. »

Ce sont des réponses correctes, certes, mais pas selon la Torah.

Les réponses ci-dessus sont issues du grand classique cinématographique de Cecil B. DeMille : « Les Dix Commandements« . Il est stupéfiant de voir quel impact un film peut avoir sur l’éducation Juive de plusieurs générations. C’est un très beau film, mais DeMille aurait dû lire l’original, avant de faire son film.

La version que présente la Torah est légèrement différente. Selon la Torah, le peuple Juif tout entier a entendu D’ parler au Mont Sinaï, expérimentant ainsi une révélation nationale. D’ n’est pas seulement apparu à Moïse, au cours d’un rendez-vous privé, mais Il est apparu à chacun, à environ 3 millions de personnes. Cette assertion est mentionnée plusieurs fois dans la Torah.

Moïse dit aux hébreux :

« Seulement prends garde à toi et prends soin de ton âme, de peur que tu n’oublies les choses que tes yeux ont contemplé et de peur qu’elles ne s’écartent de ton cœur tous les jours de ta vie. Et tu les feras connaître à tes enfants et aux enfants de tes enfants. Le jour où tu t’es tenu devant l’Éternel ton D’ à ‘Horev (Mont Sinaï)…

D’ vous parla du milieu du feu, c’est le son de Ses paroles que vous entendiez, mais une image vous ne voyiez pas, seulement un son. Il vous a parlé de Son alliance, vous instruisant d’observer les dix commandements et Il les a inscrits sur deux tables de pierre. » (Deutéronome 4 : 9-13)

« Il t’a été donné de voir cela pour reconnaître que l’Éternel est l’être suprême. Rien n’existe en dehors de Lui. Depuis le ciel Il t’a fais entendre Sa voix afin de te corriger, et sur la terre Il t’a montré Son grand feu, et tu as entendu Ses paroles du milieu du feu. » (Deutéronome 4 : 35-36)

Moïse appela tout Israël et leur dit :

« Écoute Israël, les décrets et les lois que je prononce à vos oreilles aujourd’hui – apprenez-les et soyez attentifs de les appliquer. L’Éternel notre D’ a scellé avec nous une alliance à ‘Horev (Mont Sinaï). Ce n’est pas avec nos ancêtres que l’Éternel a scellé cette alliance, mais avec nous – qui sommes tous ici, vivants aujourd’hui. Face à face, l’Éternel a parlé avec vous sur la montagne du milieu du feu. » (Deutéronome 5 : 1-4)

La Torah prétend que le peuple Juif tout entier a entendu D’ parler au Sinaï, une assertion qui a été acceptée comme faisant partie de l’histoire nationale depuis plus de 3 000 ans. L’erreur de DeMille est surtout grave parce que la prétention Juive à une révélation nationale, par opposition à une révélation individuelle, est l’événement de définition central qui fait du Judaïsme une religion différente de toute autre au monde.

Comment donc ?

 

Histoire et légendes

Il existe deux sortes d’histoires faisant partie de l’héritage d’une nation.

La première est la légende. Inclus dans cette catégorie, se trouve l’aveu de George Washington d’avoir abattu un cerisier, accompagné par cette phrase : « Je ne sais pas dire un mensonge ». Johnny Appleseed qui planta des pommiers à travers tout le continent américain avec ses trognons de pommes, en est une autre.

Et puis, il y a l’histoire. Par exemple, George Washington fut le premier président des États-Unis. Guillaume Le Conquérant mena la bataille de Hastings en 1066, au cours de laquelle Harold, le roi d’Angleterre, fut tué. Les Juifs d’Espagne furent expulsés de leur pays en 1492, l’année où Christophe Colomb prit la mer.

Quelle est la différence entre légende et histoire ?

Une légende est une histoire non vérifiée. Par leur nature même, les légendes sont impossibles à vérifier, parce qu’elles comportent très peu de témoins. Peut-être que le petit George a effectivement abattu le cerisier. Nous ne le saurons jamais. Ce qui ne veut pas dire que la légende soit nécessairement fausse, mais seulement qu’elle est invérifiable. Personne n’ose prétendre que les légendes soient des faits, c’est pourquoi elles ne sont pas inclues dans l’histoire.

L’histoire par contre est constituée d’évènements qui se sont réellement produits. Elle est fiable parce que nous pouvons déterminer de plusieurs manières, si un événement donné est vrai ou faux. Une manière de le vérifier est lorsqu’un grand nombre de témoins a observé l’événement en question.

Pourquoi le nombre de témoins est-il un facteur déterminant de la fiabilité d’un récit historique ? Ceci peut être compris en observant la nature des assertions qui vont suivre et en évaluant leur niveau de crédibilité. La nature de l’assertion elle-même peut souvent déterminer son degré de crédibilité.

 

Le jeu de la crédibilité

Jaugez le niveau de crédibilité des scénarios suivants.

Certaines assertions sont par nature invérifiables. Par exemple, me croiriez-vous si je vous racontais la chose suivante ?

Scénario 1 :

« La semaine dernière, après le dîner, je suis sorti me promener dans la forêt près de chez moi. Tout à coup, une lumière extraordinaire a inondé les sous-bois et D. m’est apparu, me désignant comme son prophète. Il m’a demandé de vous annoncer cette révélation à cet instant précis. »

En théorie, cela aurait pu se produire. Cela semble peu probable, mais vous ne savez pas que je mens. Est-ce que vous choisirez de me croire ? Sans aucune preuve substantielle, pourquoi le feriez-vous ? Ce serait en effet stupide.

Scénario 2 :

Me croiriez-vous si je vous racontais la chose suivante ?

« La nuit dernière, alors que je dînais avec ma famille, la pièce s’est mise soudainement à trembler et la voix tonitruante de D’ a retenti tout autour de nous. Il m’a désigné comme son prophète et m’a ordonné de publier Sa révélation. »

Est-ce crédible ?

Cela aurait aussi pu se produire. Si j’amenais ma famille pour confirmer cette histoire, elle serait plus crédible que la première. Vous ne savez toujours pas si je mens. Me croiriez-vous ? Me donneriez-vous 10 000 dollars si je vous disais que D’  l’a ordonné ? Certainement pas. Il n’y a pas suffisamment de preuves pour confirmer mon assertion – parce qu’il est très possible que ma famille mente aussi.

Scénario 3 :

Il existe un autre type d’assertion dont vous pouvez facilement détecter la fausseté. Par exemple, me croiriez-vous si je vous disais ceci :

« Vous rappelez-vous ce qui s’est passé il y a dix minutes quand vous avez commencé à lire cet article ? La pièce s’est mise à trembler, puis le plafond s’est fendu jusqu’au ciel et vous et moi avons entendu ensemble la voix tonitruante de D’ s’élever et dire : ‘Tu écouteras la voix de Nechemia Coopersmith car il est mon prophète !’ Et puis, dans la pièce, tout est revenu à la normale et vous avez continué à lire. Vous vous en souvenez n’est-ce pas ? »

Est-ce crédible ?

Ce genre d’assertion est tout à fait différent. Les deux scénarios précédents étaient au moins plausibles. Vous avez choisi de ne pas les croire, ne pouvant les vérifier. Par contre, ce troisième scénario est parfaitement impossible. Je prétends que quelque chose vous est arrivé, alors que vous savez pertinemment que rien de tout cela ne s’est produit. Il est donc clair pour vous que je mens. Je ne peux vous convaincre de quelque chose, si vous savez qu’elle ne s’est pas produite.

Le premier type d’assertion – que quelque chose serait arrivé à quelqu’un d’autre – est invérifiable, parce que vous n’êtes pas certain que ce soit un mensonge. Il est donc possible qu’une personne décide d’accepter l’assertion comme vraie, si elle le désire vraiment, et qu’elle engage sa foi.

Par contre, le second type d’assertion – que quelque chose vous serait arrivé – est intrinsèquement faux. Personne n’est en mesure d’accepter une assertion manifestement fausse, surtout si elle implique de sérieuses conséquences. 

 

Le Sinaï : une supercherie impossible

Jusqu’à présent, nous avons examiné deux types d’assertions – l’une est invérifiable et l’autre est intrinsèquement fausse.

La révélation au Sinaï a-t-elle pu être une brillante supercherie, dupant des millions de personnes en leur faisant croire que D’ leur a parlé ?

Imaginons la scène. Moïse descend de la montagne et s’exclame :

« Aujourd’hui, nous avons tous entendus D’ parler, chacun de nous a entendu la voix de D’ du cœur des flammes… »

En assumant que Moïse ait échafaudé tout cela, comment le peuple aurait-il réagit à sa fable ?

« Moïse ! De quoi parles-tu ?! Dis donc tu nous a bien fait marché. Nous t’aurions même cru, si tu nous avais dit que D’ t’est apparu personnellement. Mais maintenant tu as vendu la mèche ! Nous savons que tu mens, parce que tu prétends que ceci nous est arrivé également, alors que nous savons très bien que ce n’est pas vrai ! Nous n’avons jamais entendu D’ nous parler depuis les flammes ! »

Si la révélation au Sinaï n’a pas eu lieu, alors Moïse en prétendant qu’un événement connu de tous se serait produit, mentirait ouvertement, puisqu’ils savaient très bien qu’ils n’ont jamais entendu D’ parler. Il est présomptueux de penser que Moïse ait pu s’en sortir en déclarant quelque chose que tout le monde reconnaîtrait comme étant un mensonge.

 

Une révélation présumée

Une supercherie telle que celle-là a peut-être été tentée à une période plus tardive de notre histoire. L’assertion d’une révélation nationale ne trouve peut-être pas son origine au Mont Sinaï, mais aurait pu débuter 1 000 ans après que l’événement se soit produit. Peut-être que le dirigeant Ezra, par exemple, en apparaissant sur la scène, aurait introduit un livre prétendument écrit par D’ et donné à notre peuple lorsqu’il se tenait au Mont Sinaï, il y a bien longtemps. Quelqu’un pourrait-il s’en tirer avec ce genre de supercherie ?

Croiriez-vous donc la chose suivante :

« J’aimerais te mettre au courant d’un fait très peu connu, mais tout à fait authentique. En 1794, il y a 200 ans, entre les mois de mai et août, le continent Nord américain a mystérieusement sombré sous la mer. Pendant ces quatre mois, le continent tout entier a été submergé et on ne sait comment, toutes les plantes, les animaux et les êtres humains, ont réussi à s’adapter à ces conditions étranges. Puis, le 31 août, le continent tout entier est réapparu mystérieusement à la surface et la vie a repris son cours. »

Est-il possible que je dise la vérité ? Êtes vous certain que ce soit un mensonge ? Après tout, c’est arrivé il y a si longtemps, comment savez-vous que cela ne s’est pas réellement produit ? Peut-être l’avez-vous appris à l’école et ensuite oublié.

Vous savez que l’Amérique du nord n’a pas été engloutie il y a des centaines d’années, pour la simple et bonne raison que si c’était vrai, vous en auriez entendu parler. Un événement aussi unique et exceptionnel, dont une multitude de personnes aurait été témoins, a sûrement été entendu, discuté et transmis, comme tout le reste de l’histoire. Le fait que personne n’en ait entendu parler jusqu’à maintenant, vous montre bien que ce n’est pas vrai, et rend ce fait inacceptable.

Un événement très significatif qui implique un grand nombre de témoins ne peut donc être transformé en supercherie. Car s’il ne s’est pas produit, chacun réalisera que c’est un mensonge, puisque personne n’en a entendu parler auparavant. Donc, si un tel événement est effectivement accepté comme faisant partie de l’histoire, la seule façon de comprendre cette acceptation est que l’événement se soit réellement produit.

 

Introduit ultérieurement dans l’histoire

Assumons pour l’instant que la révélation au Mont Sinaï est vraiment une supercherie, D’  n’a pas écrit la Torah.

Comment la révélation au Sinaï a-t-elle été acceptée, pendant des milliers d’années, comme faisant partie de notre histoire nationale ?

Imaginez que quelqu’un essaie d’échafauder une telle supercherie. Une sorte d’Ezra arriverait un jour, porteur d’un parchemin.

  » Hé, Ezra, que portes-tu donc là ?

- C’est la Torah.

La Torah ? Qu’est-ce que c’est ?

- C’est un livre fascinant bourré de lois, d’histoire et d’anecdotes. Tiens, regarde un peu.

Très intéressant. Ezra, où l’as-tu donc trouvé ?

- Ouvre-le donc et vois ce qui y est écrit. Ce livre fut donné il y a des milliers d’années, à nos ancêtres. Ils étaient 3 millions et se tenaient au pied du Mont Sinaï, quand D’ leur a parlé ! D’ est apparu à chacun d’eux pour leur donner Sa loi et Ses commandements. »

Comment réagiriez-vous à une telle affirmation ?

Les gens jetteraient sûrement à Ezra un regard interrogateur et diraient :

« Attends un peu, Ezra. Quelque chose ne tourne pas rond. Pourquoi n’en avons-nous jamais entendu parler? Tu es en train de décrire un évènement monumental, en prétendant qu’il serait arrivé à nos ancêtres – et nous n’en aurions jamais rien su ? »

- Bien sûr, cela s’est passé il y a trop longtemps. C’est normal que vous n’en ayez jamais entendu parler.

- Allons, Ezra ! C’est impossible que nos grand-parents et nos arrières grand-parents ne nous aient pas transmis l’événement le plus significatif de l’histoire de notre peuple ! Comment est-ce possible que personne n’en ait jamais entendu parler jusqu’à maintenant ?! Tu prétends que tous mes ancêtres, une nation toute entière de 3 millions de personnes, auraient entendu D’ leur parler et reçu un ensemble de commandements, appelé la Torah, et qu’aucun d’entre nous n’en aurait jamais rien su ?! Tu mens forcément. »

Si on ne peut échafauder de supercherie à l’égard d’un continent englouti, on ne peut non plus convaincre un peuple tout entier que ses ancêtres auraient expérimenté l’événement le plus sensationnel de toute l’histoire humaine. Chacun saurait que c’est un mensonge.

Pendant des milliers d’années, le Sinaï fut accepté comme un pilier de l’histoire Juive. Comment pourrions-nous l’expliquer autrement ?

Si les gens ne peuvent se laisser duper par une supercherie qu’ils savent être un mensonge, comment une révélation nationale aurait-elle pu, non seulement être acceptée, mais suivie fidèlement avec un grand sacrifice (l’observance d’une multitude de lois à priori contraignantes)  par la vaste majorité des Juifs ?

La seule façon pour qu’un peuple accepte une telle affirmation serait qu’elle se soit réellement produite. Si le Don de la Torah n’avait pas eu lieu, chacun saurait que c’est un mensonge et cela n’aurait jamais été accepté. La seule manière de prétendre qu’une nation ait expérimenté une révélation et l’ait accepté, est qu’elle soit vraie. 

 

Le Sinaï : la seule prétention d’une révélation nationale

À travers l’histoire, des dizaines de milliers de cultes ont été inventés par des individus qui tentaient de convaincre le monde que D’ leur avait parlé. Toutes les religions qui s’appuient sur une certaine forme de révélation, commencent essentiellement de la même manière : une personne sainte se recueille dans la solitude, revient vers son peuple et annonce qu’elle a expérimenté une révélation personnelle, au cours de laquelle D’  l’a désigné comme Son prophète.

Croiriez-vous quelqu’un qui prétendrait avoir eu une communication spéciale avec D’, le désignant comme Son nouveau prophète ? Peut-être l’a-t-Il fait ? Mais peut-être aussi ne l’a-t-Il pas fait ? Personne n’en sait rien. Cette assertion est par nature impossible à vérifier.

Une révélation personnelle est une base extrêmement faible pour fonder une religion, puisqu’on ne peut jamais savoir si elle est vraie. Même si l’individu, se réclamant d’une révélation personnelle, accomplit des miracles, il n’y a toujours aucune preuve qu’il soit un vrai prophète. Les miracles ne prouvent rien. Tout ce qu’ils montrent – en assumant qu’ils soient bien réels – est qu’il possède certains pouvoirs. Ce qui n’a rien à voir avec sa prétention à la prophétie.

Maïmonide écrit :

« Israël n’a pas cru en Moïse, notre maître, suite aux miracles qu’il a accomplis. Parce que, quand notre foi repose sur des miracles, des doutes demeurent dans notre esprit que ces miracles aient pu être accomplis au moyen de forces occultes ou de sorcellerie…

Sur quelles bases l’avons-nous donc cru ? Sur celle de la révélation au Sinaï que nous avons vu de nos propres yeux, et que nous avons entendu de nos propres oreilles, sans avoir à dépendre du témoignage de tiers… » (Mishné Torah – Fondements de la Torah 8 : 1) 

 

Une prédiction audacieuse

Il existe 15 000 religions répertoriées dans toute l’histoire. Si on considère cette faiblesse intrinsèque, pourquoi ces religions basent-elles toutes leur assertion sur une révélation personnelle ? Si quelqu’un voulait que sa religion soit acceptée, pourquoi ne présenterait-il pas l’assertion la plus solide et la plus crédible possible – c’est à dire la révélation nationale ? C’est bien plus acceptable. Personne ne prend le risque de croire aveuglément et de faire confiance aux paroles d’une seule personne. Il est préférable d’un point de vue qualitatif de prétendre que D’ est apparu à tous, pour annoncer au groupe entier qu’untel est Son prophète.

Pourquoi D’ fonderait-Il Sa relation avec Son peuple uniquement sur un seul homme, sans offrir de possibilités de vérification, et en pensant que cette nation suivra avec obéissance tout un ensemble de lois, basé uniquement sur une foi aveugle ?

Le Judaïsme est pourtant la seule religion, dans les annales de l’histoire, à s’appuyer sur la meilleure des assertions – celle que chacun a entendu D’ lui parler. Aucune autre religion ne prétend avoir fait l’expérience d’une révélation nationale. Pourquoi ?

De plus, l’auteur de la Torah prédit qu’il n’y aura plus d’autre révélation nationale dans l’histoire :

« Enquière-toi des premiers jours qui t’ont précédé, depuis le jour où D’ a créé l’homme sur terre, et d’une extrémité du ciel à l’autre : Y a-t-il jamais eu comme cette grande chose, a-t-on jamais entendu quelque chose comme celle-là ? Un peuple a-t-il jamais entendu la voix de D’, parlant du milieu du feu, comme tu as entendu et survécu ? » (Deutéronome 4 : 32-33)

Considérons la possibilité que D’ n’ai pas écrit la Torah, et que son auteur ait réussi à convaincre un groupe de personnes d’accepter la supercherie d’une révélation nationale. Dans son livre, l’auteur prédit que personne n’avancera plus jamais de prétention similaire. Ce qui signifie que si une telle assertion est un jour faite dans le futur, sa prédiction sera automatiquement contredite et sa religion se verra réduite à néant.

Comment l’auteur a-t-il pu inscrire, dans le livre de base de sa supercherie, que personne ne tentera de faire le même genre d’assertion, alors que lui même vient de la faire ? S’il peut la faire, d’autres la feront sûrement, surtout si cette assertion est la plus vraisemblable. Si vous mettez sur pied une nouvelle religion, vous n’écrirez jamais quelque chose que vous ne pouvez prédire et dont l’issue peut s’avérer contraire.

 

Pourtant, mise à part la prétention d’une révélation au Mont Sinaï, c’est un fait qu’aucun autre peuple n’ait jamais tenté de prétendre à une révélation nationale du même ordre.

  1. Résumons ces deux questions majeures : sur 15 000 religions connues, répertoriées dans l’histoire, pourquoi le Judaïsme est-elle la seule à prétendre à une révélation nationale, qui est la meilleure assertion possible ? Pourquoi toutes les autres religions se basent-elles sur une assertion de faible nature – à savoir la révélation personnelle ?
  2. Si l’assertion du Judaïsme est en effet un exemple de supercherie réussie qui prétend faussement à une révélation nationale, l’auteur est donc parvenu à faire accepter la meilleure assertion possible et d’autres l’imiteront certainement. Pourquoi donc prend-il le risque de prédire que personne ne fera jamais d’assertion similaire, prédiction qu’il ne peut garantir et dont l’issue risque d’être infirmée ?

Il existe une réponse très simple à ces deux questions. Une révélation nationale – contrairement à une révélation personnelle – est un mensonge qui ne prend pas. C’est un événement bien trop énorme pour être fabriqué. La seule manière d’affirmer une telle chose est qu’elle se soit produite.

Si l’assertion est vraie, les gens la croiront, parce qu’ils adhèrent à quelque chose qu’ils connaissent déjà. Soit qu’ils l’aient personnellement vécu, soit que leurs ancêtres leur aient transmis ce récit, comme faisant partie de l’histoire de leur peuple.

Si l’assertion est fausse, cela reviendrait à essayer de vous convaincre que D’ vous aurait parlé, à vous ou à vos parents, et que d’une façon ou d’une autre, vous n’en ayez jamais rien su. Personne n’accepterait jamais une telle affirmation. C’est pourquoi aucune autre religion n’a jamais prétendu une telle assertion, car cela ne peut se faire que si elle est vraie. Une révélation nationale ne peut servir de supercherie.

En instaurant sa religion, un initiateur n’a donc d’autre choix que de recourir à la révélation personnelle, en dépit de la faiblesse inhérente que celle-ci possède, du fait de son caractère invérifiable. L’initiateur doit espérer qu’il trouvera des adhérents prêts à accepter sa religion aveuglément. Après tout, on ne saura jamais si c’est un mensonge. (Bien sûr, personne ne saura jamais si c’est vrai non plus.)

Ce stratagème ne peut fonctionner pour une révélation nationale, puisque chacun reconnaîtra que son affirmation est un mensonge.

Seul le Judaïsme peut prétendre à une révélation nationale, puisque le peuple Juif est le seul peuple dans l’histoire de l’humanité qui l’ait jamais expérimentée.

De plus, il est intéressant de noter que les autres religions majeures acceptent toutes deux la révélation Juive au Mont Sinaï, comme étant la clef de voûte de leur propre religion.

En introduisant leur religion, pourquoi se sont-ils appuyés sur l’assertion Juive ? Pourquoi n’ont-ils pas simplement nié que la révélation se soit jamais produite ?

Parce qu’ils savaient que si une révélation nationale ne peut pas être fabriquée, elle ne peut pas non plus être niée.

Nous comprenons maintenant pourquoi l’auteur de la Torah peut tranquillement prédire qu’il n’y aura jamais d’autre prétention de révélation nationale au cours de l’histoire.

Parce que D’ Seul pouvait savoir que cela ne se produirait qu’une seule fois, au Mont Sinaï il y a plus de 3 000 ans.

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