L’atome et l’âme du monde minéral

Posté par lejuiferrant le 13 juin 2011

Selon la Kabbale (Kabbalah, tradition ésotérique de la Torah), la matière n’est que le revêtement d’une essence spirituelle intérieure. Cette âme spirituelle intérieure unit les différentes parties de la matière et permet son existence. Autrement dit, l’animal ou l’homme ne sont pas les seuls à posséder une âme, le végétal et le minéral en son également dotés.

La différence réside principalement dans le niveau et la force de cette âme. Celle de l’homme et de l’animal (à des niveaux bien sûr différents) est capable de connections, de bouger, ce qui va permettre au corps de se mouvoir.

Tandis que l’âme du végétal ou du minéral ne peut que relier leurs différents composants et permettre leur existence, sans aucune possibilité de changement ou de mouvement.

Le kabbaliste Rabbi ‘Haïm Vital (16ème siècle) écrit à ce sujet :

« Le minéral : ce sont les pierre et les métaux…Leur âme s’appelle donc l’âme qui assemble leurs parties et qui permet leur matérialité et leur existence sans aucun changement par rapport à ce qui prévaut à son début, car cette âme ne dispose que d’une seule force. »

Rabbi ‘Haïm Vital était l’élève du Ari-Zal (Rabbi Itshak Louria), le géant de la Kabbale, dénommé le Ari Hakadoch, le saint Ari. Il a vécu il y a 500 ans.

Il a consigné dans son Ets Ha’haïm (l’Arbre de la Vie) l’essentiel des enseignements de son maître le Ari-Zal ; ce qui est rapporté juste avant est écrit dans le « portique », Abiya qui forme les initiales des 4 mondes (Atsilout, Bria, Yetsira, Assyia), chapitre 10, page 117.

C’est également Rabbi ‘Haïm Vital qui transmit et reçu de son maître l’enseignement de la Kabbalah Ma’assit, très profonde et très secrète (que les Tanaïm à l’époque du Temple connaissaient et utilisaient, les histoires sont rapportées dans le Talmud).

Le Ari-Zal :

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Les kabbalistes nous enseignent également que le monde reçoit à chaque instant un flux divin, contrairement à l’idée selon laquelle l’univers a reçu au moment de sa création toute la quantité d’énergie nécessaire à son maintien. Ce flux (que la science appelle énergie et qui désigne toute forme de force agissante) permet le maintien et l’existence de la création qui en dépend comme une lampe électrique dépend de l’électricité pour produire de la lumière.

Si ce flux cessait, ne fût-ce qu’un instant, le monde retournerait aussitôt au néant.

C’est en ce sens qu’il faut comprendre la bénédiction tous les matins et qui proclame, entres autres :

« Il renouvelle, par sa bonté, chaque jour, toujours, la création du monde. »

Or la création est déjà intervenue !

Comment est-il possible d’évoquer son renouvellement quotidien ?

Il faut donc se résoudre à accepter l’idée que le monde reçoit un flux divin continu et indispensable à sa survie. Il ne faut pas être prophète pour imaginer les réactions de celui ou celle qui, faible dans sa foi, entend de tels propos. En effet, ils semblent complètement détachés de la réalité car :

  1. Le minéral a-t-il une âme ?
  2. Les textes de la Kabbale évoquent ici « l’âme qui assemble ». Qu’y a-t-il donc à assembler dans un bout de fer ou une pierre ?
  3. Comment peut-on imaginer que sans ce flux continu le monde disparaîtrait sur place ?

Prenons le temps d’examiner les découvertes en physique des 100 dernières années, pour savoir comment nous mesurer avec ce que nous enseigne cette source surnaturelle qui se nomme la Torah.

Comme on le sait, l’atome est une des découvertes les plus fondamentales de ces 100 dernières années : la matière est faite de minuscule particules que l’on nomme atomes, ce qui signifie en grec qui ne se partage pas.

D’autre part, l’atome est constitué d’un noyau qui est lui-même un assemblage de protons (positifs) et de neutrons (sans charge), autour duquel gravitent à grande vitesse des électrons (négatifs) qui lui confèrent ses qualités et sa forme.

Pour illustrer, on peut donner l’exemple des hélices d’un ventilateur en marche. Celles-ci laissent penser qu’il s’agit d’une unique planche ronde qui tourne à grande vitesse. La matière nous apparaît ainsi compacte en raison de la vitesse de rotation des électrons autour du noyau.

En effet, en une fraction de seconde, ils réalisent des milliards de rotations. Notre œil, ne pouvant percevoir chacune de ces séquences, va donc « voir » une matière compacte.

Chaque centimètre cube de la matière est ainsi formé de milliards d’atomes serrés les uns contre les autres.

De plus, la quantité de matière (noyau et électrons réunis) contenu dans l’espace d’un atome est tellement faible par rapport à sa masse que la distance qui sépare le noyau de ses électrons est proportionnellement égale à la distance qui nous sépare du Soleil.

Lorsque l’on approfondit ces données afin de découvrir la « réalité » de la matière, on débouche sur une constatation troublante : la majorité de l’univers est vide !

Notre vue nous joue des tours : la matière et avec elle le Cosmos et ses milliards d’étoiles ne sont qu’une illusion d’optique ! Les milliards d’électrons qui tournent à grande vitesse donnent à une matière finalement assez réduite une solidité et une forme « illusoires » !

D’où cette terrifiante conclusion : si cette énergie cessait d’alimenter la matière, celle-ci disparaîtrait entièrement dans l’instant !!

La majorité de l’atome est vide, ses composants matériels sont dérisoires par rapport à sa masse globale, seule leur vitesse de rotation nous laisse sentir et toucher la matière (Dr. Hadassa Melamed).

On peut donc poser les affirmations suivantes :

  1. Au contraire de ce que l’apparence « inanimée » de la matière nous laisse penser, celle-ci est animée de mouvements permanents à l’image des corps vivants ! En d’autres termes, il y a de la vie (comprenez : une âme) dans le minéral.
  2. Les atomes sont constitués d’éléments distincts joints et assemblés les uns avec les autres, ce qui nous permet d’appréhender la matière comme une unité compacte (rappelons les propos du kabbaliste Rabbi ‘Haïm Vital : « …C’est la raison pour laquelle on l’appelle une âme qui assemble. »
  3. Si le flux continu fourni par le Créateur de l’univers qui anime et permet le mouvement des électrons cessait, l’univers tout entier retournerait au néant (Et Rabbi ‘Haïm Vital de poursuivre : « …Et elle (cette âme qui assemble) les soutient et les maintient dans leur disposition. »

Pour notre part, la leçon est double :

  1. Seul le Créateur de l’univers qui en connaît les plus infirmes recoins peut dévoiler de telles informations dans la Torah qu’il a donnée il y a près de 3300 ans.
  2. À nous de savoir prendre en considération les paroles de nos sages ! Car finalement, comment les aurions-nous accueillies avant de les avoir mis en parallèle avec les découvertes scientifiques du dernier siècle ?

Un flux continu qui donne la vie et qui la maintient

Voici l’extrait d’un texte de Rabbi ‘Haïm de Volozine concernant le maintien du monde à chaque instant :

« Le comportement de D ieu ne ressemble en rien à celui des hommes. Prenons comme exemple la constructions d’un immeuble en bois. Le constructeur ne fait rien de lui-même, il ne peut pas créer le bois ; il prend du bois existant et l’assemble de manière à obtenir une maison ou un immeuble. Une fois l’opération achevée, bien que son action cesse, l’immeuble se maintient.

L’action de D ieu est différente. De la même manière qu’au moment de la création des mondes, Il a tout créé ex nihilo par sa force infinie…Depuis ce moment, chaque jour et à tout instant, Il les maintient et les fait vivre par un nouveau flux de lumière (l’énergie) à chaque instant. S’Il retirait ce flux, ils disparaîtraient instantanément.

Ceci est exprimé par cette phrase extraite dans la prière du matin : « Il renouvelle, dans sa bonté, chaque jour, la création », c’est-à-dire à tout moment et à chaque instant. On peut également retrouver ce concept dans les formules suivantes : « À Celui qui fait les grands astres car sa bonté est à tout jamais » (Psaumes, 136, 7) ; le verset ne dit pas « Il a fait » mais « Il fait ». »

Rabbi Haïm de Volozine, L’âme de la vie, portique 1, chapitre 2

Il convient de lire les annotations qui accompagnent ce passage et qui rappellent que les lettres de l’alphabet hébreu ont servi à créer le monde. Les 4 lettres du nom de D ieu (Youd, Ké, Vav, Ké) sont donc la racine spirituelle de la création.

On peut, en utilisant les ressources de la Kabbale et les règles de la vocalisation, les lier de 1080 façons différentes à l’instar de l’heure du calendrier Juif qui se divise en 1080 parties (rapporté par Maïmonide, consulter cet article > http://www.facebook.com/note.php?note_id=473084926344).

À chacun de ces 1080 instants, D ieu renouvelle l’univers. Chacun de ces instants correspondra à une combinaison particulière des lettres du nom de D ieu, qui est l’expression de ce flux divin qui permet à ce moment précis l’existence des mondes : il n’y a aucun jour, aucun instant, qui ressemble à un autre ; chacun est unique et à sa lumière !

Ce concept fondamental s’exprime dans la prière instituée par les membres de la Grande Assemblée depuis plus de 2500 ans. Nous répétons tous les jours, trois fois par jours, le même texte mais dans des temps différenciés.

Le premier texte vient « éclairer » un temps particulier qui n’a pas de « frère jumeau ». Cela a également une influence sur la matière qui a été créée avec le temps comme l’a démontré Einstein et avant lui Nahmanide au sujet du verset : « Et D. appela la lumière, jour. » (Genèse 1, 5) :

« Cela signifie qu’Il avait créé (en même temps) le temps. » C’est-à-dire que le temps a été créé le premier jour, avec la lumière initiale. C’est la raison pour laquelle il est dit au sujet de celui qui oublie une des prières : « Ce qui est tordu ne peut être redressé » (Ecclésiaste 1, 15), comme l’a longuement expliqué Rabbi ‘Haïm de Volozine dans L’âme de la vie (portique 2, chapitre 13).

Pour aller plus loin

À celles et ceux qui souhaitent approfondir le sujet, il convient de poser une question : à la lumière des dernières découvertes concernant la forme et la structure de l’atome ; qui décide, qui fixe la forme particulière de chaque élément de l’univers ? Autrement dit, qu’est-ce qui conduit les atomes à s’assembler de telle ou telle manière,à se coller à telle ou telle autre forme existante ?

Plus encore, qu’est-ce qui fixe la forme de notre corps ?

L’essence spirituelle qui réside en chacun des éléments minéraux, végétaux, animaux et humains – et qui n’est rien d’autre que cette âme qui assemble les différentes parties de la matière – est à l’origine de cette forme. Cette dernière n’est finalement que la matérialisation opérée grâce et sur la base du modèle proposé par cette âme. Celle-ci constitue l’essence, la vraie substance de l’univers ; elle est indestructible.

Ceci peut expliquer le système de multiplication des molécules d’ADN. En effet, d’une molécule unique qui contient l’ensemble des informations concernant l’individu en devenir vont sortir des cellules qui contiennent elles aussi cette même information initiale, mais qui, de manière prodigieuse, vont produire des tissus cellulaires différenciés et adaptés à leur fonction : l’œil, le cœur, les os, les ongles, la peau…

La subdivision des cellules s’opère selon l’essence spirituelle active de chaque membre, la matière générée n’étant que le costume taillé à partir du « modèle » spirituel.

C’est la raison pour laquelle les kabbalistes évoquent toujours les notions de « matière » et de « forme » (Tsoura en hébreu), la forme faisait ici référence à « l’esprit » (Roua’h en hébreu) qui taille la matière.

On peut mieux comprendre maintenant le mot hébreu Davar (chose) qui désigne des objets matériels. Davar vient du mot Dibour (parole) par lequel l’univers a été créé, comme cela est rapporté dans le versets (Psaumes 33, 6) : « Par la parole de l’Éternel les cieux se sont formés, par le souffle de sa bouche, toutes leurs milices. »

La parole du Créateur, par définition spirituelle, constitue l’essence de tout existant, du Cosmos tout entier.

Il s’avère au passage que la science, avec toute sa technicité, ne s’occupe que de la matière qui est elle-même promise à la disparition, ce qui rend paradoxal le nom de certaines sciences que l’on nomme : « sciences de la vie », alors qu’elles traitent de phénomènes appelés à disparaître.

Elle ne dispose d’aucun outil d’enquête sur le monde de l’esprit et de la spiritualité qui constitue l’essence véritable de l’univers et de toute sa matière.

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