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Diffamation du Talmud

Posté par lejuiferrant le 18 janvier 2010

Sur internet il y a d’affreuses soi-disant citations du Talmud qui sont soit inventées de A à Z soit falsifiées soit mises hors de leur contexte. Il est trop fatiguant de reprendre ces centaines de citations et à chaque fois montrer où est la falsification, néanmoins nous allons tacher de traiter ici bon nombre de ces honteuses accusations. Ce que nous pouvons dire haut et fort avant de nous pencher dans les détails c’est que ces accusations sont absolument fausses.

Une partie est tout simplement des inventions. Une autre partie est sortie de son contexte, ce qui fait que cela donne un aspect fallacieux, et une troisième partie a tout simplement traduit le mot « Akoum » par gentil que les auteurs de ces faux extraits se sont ensuite eux-même permis de traduire par chrétien. Le mot « Akoum » signifie « serviteur des étoiles et des signes zodiacaux« , donc une forme d’idolâtrie, et pas du tout ce qu’ils affirment.

Un exemple éloquent est le sujet des chrétiens, nombre de ces fallacieuses accusations concernent en effet les chrétiens qui seraient soit disant insultés par des propos injurieux à leur égard. C’est bien simple, le mot chrétien ou chrétienté n’apparaît NULLE PART dans le Talmud, si ce n’est UNE SEULE FOIS dans le traité Taanit page 26, il est écrit là-bas qu’on n’a pas le droit de décréter un jeûne publique le dimanche car c’est le jour férié des chrétiens. À part cela, aucune mention, ni de chrétiens, ni de chrétienté, dans TOUT le Talmud.

En second préambule, comme tout le monde le sait, le Talmud donne différents avis sur différentes choses. Les discussions s’étendent parfois sur quelque pages et finalement le Talmud conclut comment est statuée la loi, et il est malhonnête de prendre un court extrait d’un seul avis sans prendre en considération le deuxième, surtout si le premier n’est pas retenu dans la loi et que le deuxième l’est. Il s’agit simplement d’une discussion rhétorique, et lorsqu’un avis sera nié par des preuves à l’appui, il est absurde de le retenir, car il n’existe plus. Or dans les extraits ramenés,  nous trouvons des exemples de ce type.

Il est clair que ces soi-disant citations du talmud ont comme seul but d’attiser l’antisémitisme et chaque personne honnête pourra vérifier et voir à quel point elles sont fausses ou falsifiées ou hors de leur contexte.

Quoi qu’il en soit, il est clair que le judaïsme fait partie des religions de l’histoire qui ont élevé le degré d’humanité du monde. Des esprits haineux ou jaloux essayent d’accuser les juifs du contraire au moyen de citations soit erronées, soit fallacieuses, soit citées hors-contexte, nos présentes réponses en sont un petit aperçu que nous espérons suffisamment représentatif.

D’où viennent ces mensongères citations ?

D’un « modèle » antisémite de 1892 ! Repris sur nombre de sites de prosélytisme musulman, des sites clairement anti-Juif d’extrême droite ou d’extrême gauche, ou encore quelques sites chrétiens comme le site catholique italien Pontifex [le lien ne marche plus... bonne nouvelle :p], qui défend l’église de toute charge d’antisémitisme, mais qui a mis en ligne … un classique de l’antisémitisme : Le Talmud démasqué - I Cristiani nel Talmud – del Rev. I.B. Pranaitis tratto da « Il Talmud smascherato » - avec l’image de la couverture à l’envers (« Le Talmud démasqué : Les enseignements rabbiniques secrets concernant les Chrétiens », la deuxième partie du titre, qui est susceptible d’éveiller quelques doutes dans l’esprit du lecteur, n’est pas indiquée dans le site). Cet ouvrage fut publié en 1892 à Saint-Petersbourg par un prêtre lithuanien, Justin Bonavanture Pranaitis.

Justin Bonaventure Pranaïtis (1861-1917) était un prêtre catholique lituanien, ainsi qu’un professeur à l’Académie de Saint-Pétersbourg. En 1892, il publie Le Talmud démasqué (à l’origine, en latin, : Christianus in Talmude Iudaeorum) dans l’ambition de démontrer la nature anti-chrétienne et haineuse du Talmud. Il est également connu pour sa participation à l’affaire Beilis dans laquelle il s’humilia en démontrant sa méconnaissance du Talmud. En raison de ses positions racistes, il a été exécuté par la Commission extraordinaire, un service secret créé pour combattre les ennemis du régime bolchévique.

L’historien lituanien Vygantas Vareikis, de l’université de Klaipeda, a publié une étude à propos de l’ouvrage de Pranaïtis dont voici la traduction d’un extrait :

Les déclarations anti-juives dans le domaine de la théologie ont été répétées par le prêtre et professeur de l’Académie de Saint-Pétersbourg, Justin Bonaventure Pranaïtis. En 1911, il fut invité par les procureurs pour apporter son expertise dans l’affaire Beilis, où il a fait la conclusion que les lois religieuses juives permet d’utiliser du sang dans les rituels religieux. Son livre (Le Talmud démasqué) a été publié à Saint-Pétersbourg pendant les années de recrudescence de l’antisémitisme en Russie et a été traduit en allemand, en russe, en italien, en polonaise et en lituanien. En principe, Justin Pranaïtis se base lui-même sur les livres de Johan Andreas Eisenmenger et d’August Rohling, des classiques religieux orientés antisémites. Entdecktes Judenthum d’Eisenmerge fixe un objectif “pour aider les Juifs à admettre leur erreur et se renseigner sur la lumière du christianisme”. Son étude interprète le judaïsme comme une collection de préjugés stupides et de loi dégénérée. Eisenmerger reproche aux Juifs la mort de D.ieu, la profanation du Christ et la constante nuisance des chrétiens. La plupart des auteurs européens anti-Juifs ont réitérés les idées d’Eisenmenger. Une présomption fondée pourrait être faite que les propagateurs lituaniens de l’anti-judaïsme connaissaient mieux la littérature allemande, polonaise et russe que les sources originales du Talmud, quoique Justin Pranaïtis parlait hébreu et araméen.

Dans l’avant-propos du livre, Justin Pranaïtis écrit que son but était de “faire comprendre à tout lecteur de quel manière les Juifs, partisans du Talmud, regardent un homme chrétien”. Justin Pranaïtis donne de nombreuses citations de la Torah et du Talmud prises en dehors de leur contexte reflétant l’hostilité juive envers la religion chrétienne et l’enseignement du Christ, des idées montrant que les Juifs ne peuvent pas être bons envers un chrétien (goy), que la tromeprie d’un goy est permise, que les Juifs doivent nuire aux chrétiens et les éradiquer. Justin Pranaïtis place le judaïsme et le catholicisme aux deux extrémités de l’échelle, disant que “les Juifs prient et demandent à D.ieu de ruiner l’impie et vicieux royaume de Rome, c’est-à-dire notre sainte Église catholique, tandis que le Pape nous dit de prier même pour les Juifs sans valeur afin de leur faire reconnaître le Christ, notre Tout-puissant.

Le livre de Pranaïtis était populaire en Pologne et en Lituanie dans la première moitié du XXe siècle. Il était une source fréquente de référence des auteurs antisémites dans la Pologne de l’entre-deux-guerres.

En 1933, V. M. Grigas a pastiché certaines parties du livre de Pranaïtis et les a publiées dans la publication antisémite “Tautos žodis”.

VAREIKIS Vygantas, Preconditions of Holocaust : anti-semitism in Lithuania (19th century to mid 20th century -15 June1940),http://www.komisija.lt/Files/www.komisija.lt/File/Tyrimu_baze/Naciu%20okupacija/Holokausto%20prielaidos/Eng/Vareikis%20/Research%20by%20V.Vareikis%20%28english%29.pdf, p. 9-10.

L’Affaire Beilis

L’affaire Beilis, comme son nom l’indique, concerne Menahem Mendel Beilis, un Juif ukrainien accusé d’avoir commis un crime rituel. Beilis n’était pas un Juif pieux car il travaillait aussi bien lors du Shabbat que durant les fêtes, notamment dans une fabrique de briques qu’il rejoint en 1911. La même année, un jeune garçon disparait mystérieusement avant que son corps, mutilé, ne réapparaissent une semaine plus tard dans une grotte proche de la fabrique de briques dans laquelle travaillait Beilis. Ce dernier est arrêté après que soit attesté par un allumeur de réverbères que la jeune victime ait été kidnappée par un Juif. Pendant deux ans, Beilis attend son procès en prison alors que la presse russe lance une campagne d’antisémitisme, accusant les Juifs de pratiquer des crimes rituels. Le procès de Beilis, en 1913, dura environ un mois et se conclut par l’acquittement prononcé par un jury composé uniquement de chrétiens.Je vous passe les détails de ce procès pour en venir à l’intervention de Justin Bonaventure Pranaïtis. Celui-ci a été appelé lors du procès de Beilis en tant qu’expert religieux dans les rituels juifs. Il déclare que le meurtre du jeune garçon est un rituel religieux juif de libation de sang. Pourtant, sa crédibilité s’évapore presque instantanément lorsque la défense de Beilis démontre son ignorance à propos de simples concepts et définitions issus du Talmud.

Un extrait issu du livre de Samuel Maurice (Blood accusation: The strange history of the Beiliss case) à propos de l’interrogatoire de Pranaïtis au cours de l’affaire Beilis (les termes entre guillemets sont les noms de certains traités du Talmud) :

Q: Que signifie le terme “Hullin” ?
R: Je ne sais pas.
Q: Que signifie le terme “Erubin” ?
R: Je ne sais pas.
Q: Que signifie le terme “Yevamot” ?
R: Je ne sais pas.
Q: Quand a vécu Baba Bathra et quelle était son activité ?
R: Je ne sais pas.

Réaction de l’audience issue de l’autobiographie de Beilis : Beaucoup dans l’assistance riaient de temps en temps quand il devenait clairement confus et ne pouvait même pas répondre intelligiblement à quelques questions posées par mon avocat.

Erreurs dans le référencement des citations

Les personnes ayant établi ces listes de citations n’ont pas connaissance de ce qui compose le Talmud. C’est pourquoi l’on retrouve répertorié, parmi les divers traités du Talmud, des références issues d’autres livres. Par exemple, Orach Chayim et Yore Dea ne sont pas des traités talmudiques mais des sections de l’Arba’ah Tourim, un recueil des lois juives réalisé par Yaakov ben Asher, un rabbin des XIIIe/XIVe siècles.

Certaines de ces citations présentent le numéro de page assorti de la lettre C. Or, le Talmud, édité depuis le XVIe siècle suivant l’édition de Bomberg, numérote le recto d’une page avec la lettre A et le verso avec la lettre B.  Une référence portant la lettre C signifierait peut être qu’un secret est inscrit sur la tranche de la feuille, qui sait… Dans le même genre, on retrouve parfois un numéro de page suivant le numéro assorti d’un A ou d’un B, ce qui n’existe pas dans une citation correcte du Talmud étant donné que le premier nombre est déjà le numéro de la page. Enfin on trouvera parfois des références qui n’existent tout simplement pas : Hikkoth X, 1 : ce traité n’existe pas et le X ne veut de toute manière rien dire, Jalkut Rubeni gadol 12b : cette référence n’existe pas, Sepher Ou Israël 177b : cette référence n’existe pas non plus, etc.

 

Note: Les réponses apportées sur ce sujet (Voir les sous-sections portant le nom des traités talmudiques dans la barre du menu) proviennent en grande partie des réponses du Rav Ron Chaya, que vous pouvez retrouver dans la rubrique « Questions / Réponses » du site Leava

 

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