Résultats de votre recherche

Isaïe 53

Posté par lejuiferrant le 30 août 2010

Ce qu’ils disent

« Isaïe 53 parle de Jésus »

En réalité

A propos de Isaïe 53, d’après tous les commentateurs, il s’agit du peuple d’Israël. D’après Rachi, le peuple d’Israël a souffert pour expier les crimes de l’humanité. D’après le Radak, il est impossible qu’un peuple souffre pour expier les péchés d’un autre peuple. Il explique que le prophète Isaïe cite les paroles que diront les peuples lorsque le messie viendra, où tous reconnaîtront que leur croyance était mensongère, et que seul le peuple juif était dans le vrai ; et ils diront (de façon erronée) que le peuple d’Israël portait leurs péchés, etc. Mais tout ce discours des nations est en fait faux, car il est impossible que le peuple d’Israël ait souffert pour expier les péchés des autres peuples.

« Qui a ajouté foi à l’annonce qui nous a été faite ? Et à qui s’est révélé le bras de D.ieu ?

Il poussait devant lui, pareil à un faible rejeton, à une racine plantée dans un sol brûlé. Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, ni grâce pour nous le rendre aimable.

Méprisé, repoussé des hommes, homme de douleurs, expert en maladies, il était comme un objet dont on détourne le visage, une chose vile dont nous ne tenions nul compte.

Et pourtant, ce sont nos maladies dont il était chargé, nos souffrances qu’il portait, alors que nous, nous le prenions pour un malheureux atteint, frappé par D.ieu, humilié. 

Et c’est pour nos péchés qu’il a été meurtri, par nos iniquités qu’il a été écrasé ; le châtiment, gage de notre salut, pesait sur lui, et c’est sa blessure qui nous a valu la guérison. 

Nous étions tous comme des brebis errantes, chacun se dirigeant de son coté ; Et l’Éternel a fait retomber sur lui notre crime à tous. 

Maltraité, injurié, il n’ouvrait pas la bouche ; pareil à l’agneau qu’on mène à la boucherie, à la brebis silencieuse devant ceux qui la tondent ; il n’ouvrait pas la bouche.

Faute de protection et de justice, il a été enlevé. Qui pourrait décrire sa destinée ? Car il s’est vu retranché du pays des vivants, les coups qui le frappaient avaient pour cause les péchés de mon peuple.

On a mis sa sépulture avec celle des impies, son tombeau avec celui des [mauvais] riches, quoiqu’il n’eût fait aucun mal et qu’il n’y eût jamais de fraude dans sa bouche.

Mais D.ieu a résolu de le briser, de l’accabler de maladies, voulant que, s’il s’offrait lui-même comme sacrifice expiatoire, il vît une postérité destinée à vivre de longs jours, et que l’oeuvre de l’Éternel prospérât dans sa main. 

Délivré de l’affliction de son âme, il jouira à satiété du bonheur ; par sa sagesse le juste, mon serviteur, fera aimer la justice a un grand nombre et prendra la charge de leurs iniquités. 

C’est pourquoi je lui donnerai son lot parmi les grands ; avec les puissants il partagera le butin, parce qu’il s’est livré lui-même à la mort et s’est laissé confondre avec les malfaiteurs, lui, qui n’a fait que porter le péché d’un grand nombre et qui a intercédé en faveur des coupables.

Le texte biblique suggère aisément que le « Serviteur Souffrant« , est une évocation du destin du prophète Isaïe.

Les versets 4-11 du chapitre 50 d’Isaïe ne peuvent, en effet, s’appliquer qu’au prophète lui-même.Celui-ci y apparaît comme un « Serviteur » écrasé sous la souffrance et l’opprobre, tout comme le « Serviteur » du chapitre 53. Sans doute, y a-t-il rapport étroit entre cette exégèse et ce que le Talmud (Yebamot, 49b) nous raconte, par ailleurs, du destin tragique du prophète Isaïe.

L’exégèse juive a également rapporté le chapitre d’Isaïe à « quelque autre » figure de l’histoire. Tantôt les rabbins pensent à un individu défini, à un héros de l’histoire juive. Le nom de Moïse revient avec insistance (Sota, 14a). La Bible ne lui attribue-t-elle pas, plus qu’à tout autre mortel, l’éminente dignité d’avoir été le « Serviteur de D.ieu » et ne souligne-t-elle pas aussi que ce fut « à cause du péché des autres » que Moïse dut souffrir jusqu’au sacrifice ? (Exode 32:32). D’autres noms sont proposés (Le Gaon Saadia pense à Jérémie), bien que certains exégètes juifs resteront fidèles à cette interprétation individualiste et historique. Quelques autres ont repris l’hypothèse, précédemment évoquée, d’une peinture autobiographique.

Mais certains rabbins du Talmud voient aussi dans le « Serviteur de D.ieu » un héros de l’avenir, plus précisément le Messie, dont le triomphe ne s’affirmera qu’au prix de multiples souffrances (Targoum Jonathan, Talmud Sanhédrin, 98b, Midrach Ruth Rabba, IV). Cette interprétation « messianique » de la prophétie d’Isaïe est certainement très vieille, elle aussi. Elle est antérieure au christianisme, dont les premiers disciples réinterprétaient, à leur manière, une tradition juive. Précisons ici que cette interprétation subsistera dans le judaïsme même après l’avènement et le triomphe du christianisme, preuve de l’invincible conviction juive qu’aucun des « signes messianiques » ne s’étaient réalisés en Jésus, et que les prophéties bibliques relatives au Messie n’étaient pas encore révolues.

Mais voici une autre exégèse, s’affirmant avec éclat dès l’époque talmudique et gagnant en telle ampleur à travers les siècles que, dès le moyen âge, elle ralliera presque l’unanimité de l’opinion juive, qui lui reste attachée de nos jours encore. Cette exégèse voit dans le « Serviteur Souffrant » non pas un individu, mais une collectivité ; et non pas une collectivité abstraite ou allégorique, mais le Peuple d’Israël  « Et pourtant Israël est un peuple pillé et dépouillé : tous, on les a confinés dans les fosses et relégués dans les cachots ; on les a spoilés et nul n’a dit : »Rendez gorge ! » (42:22).

Les notions de souffrance physique, morale et métaphysique, de rédemption, de servitude, de mission, si nettement mise  en relief dans notre chapitre d’Isaïe, se retrouvent ailleurs dans la littérature juive, qu’il s’agisse de l’époque biblique ou de la période rabbinique. Or, elles sont, d’une manière très caractéristique,reliées à la condition métaphysique du peuple d’Israël et non à son destin dans l’histoire.

Les prophètes bibliques revendiquent pour leur petit peuple la place suprême ; mais ils savent aussi qu’elle ne sea conquise qu’au prix de terribles souffrances ; et ils savent aussi que ces épreuves ne seront pas endurées pour le seul salut d’Israël, mais pour la rédemption de toute l’humanité, de l’univers tout entier. Les rabbins abondent dans le même sens et ne se lassent point de décrire la redoutable et superbe mission d’Israël. Dans une telle unité de pensée, pourquoi le chapitre d’Isaïe ferait-il exception ? Nous avons d’autant moins de raisons pour l’admettre que le contexte de notre chapitre établit avec évidence que le « Serviteur de D.ieu » n’est autre qu’Israël lui-même :

 » Et toi, Israël, mon serviteur,

Jacob, que j’ai élu.

descendance d’Abraham, mon bien-aimé,

Toi, que j’ai pris des extrémités de la terre,

et que j’ai appelé du bout du monde,

pour te dire : « Tu es mon serviteur,

je t’ai élu et ne te dédaignerai point… » Isaïe 41:8-9

 

« Il m’a dit : « Tu es mon serviteur,

Israël, par qui je me glorifie. » «  Isaïe 49:3

 

« Songe à ceci, Jacob, et toi, Ô Israël, car tu es mon serviteur ; je t’ai formé expressément, toi, pour être mon serviteur : Israël, ne m’oublie pas ! » 44:21

Et d’autres passages encore désignent nommément par Israël le Serviteur de D.ieu .

On sait que les chapitres 40 à 66 d’Isaïe forment un tout, et il serait d’un exégèse imprudente d’appliquer un terme qui y revient si souvent pour désigner Israël, à tout autre chose, dans un passage particulier.

L’étude intelligente du Texte du chapitre 53 d’Isaïe révèle qu’aucune interprétation ne concorde davantage avec lui que celle qui voit en Israël le sujet du chapitre. Cette étude a été exhaustivement faite au moyen âge par les grands exégètes juifs (Rachi, Ibn-Ezra, David Kimhi, Nahmanide, Abrabanel, etc…). Elle a été présentée par eux, à de nombreuses reprises, et souvent dans des occasions tragiques : les « disputations » théologiques entre l’Eglise et la Synagogue, de l’issue desquelles dépendait parfois l’existence des communautés juives.

Aucune objection philologique n’a jamais prévalu contre l’argumentation minutieuse des rabbins, que nous n’avons pas besoin de présenter ici, car elle a été accueillie par la science moderne ; nous n’avons qu’à renvoyer le lecteur à l’un quelconque des commentaires modernes sur Isaïe : il y trouvera le dépôt des recherches entreprises au moyen âge par les rabbins. (Présentation détaillée des interprétations rabbiniques dans Neubauer-Driver : The Jewish Interpreters on Isaiah 53, Oxford-Londres, 1876-7, 2 vol. Les thèses scientifiques modernes sont exposées dans Ad. Lods : Histoire de la Littérature hébraïque et juive, Paris, 1950, p.465-480).

Enfin, pour que l’interprétation de l’Eglise soit acceptée, il faut croire à une relation entre la prophétie d’Isaïe et la passion de Jésus. Mais il faut croire davantage encore à la « réalité » de cette passion, car si les souffrances de Jésus ne relèvent que du mythe, elles ne peuvent évidemment avoir été prédites. Or, l’authenticité historique de la passion de Jésus est essentiellement question de foi. Les témoignages historiques ne sont pas assez probants pour permettre d’affirmer que cet événement a véritablement eu lieu et qu’il s’est déroulé, dans les circonstances relatées par les Evangiles, en l’an 33 de notre ère.

L’interprétation juive, au contraire, repose sur un fait concret, réel, historique, que nul ne pourrait contester. Israël souffre, « comme un agneau mené à l’abattoir« . La souffrance d’Israël n’est pas concentrée en un moment unique et fugitif de l’histoire ; elle est inscrite dans toutes les dates, en tous les lieux du globe. Les générations successives l’ont éprouvée et y ont perdu leur sang. En plein XXe siècle, elle a été plus réelle et cruelle que jamais, et Israël a mille fois payé pour les autres. Il n’y a pas d’homme actuellement sur terre qui ne puisse, quelle que soit sa foi, se sentir obligé de reconnaître la souffrance d’Israël dans la souffrance du « Serviteur de D.ieu » du 53e chapitre d’Isaïe. S’il est juif, il y verra le commentaire pathétique de ses propres blessures. S’il est non-juif, peut-être se reconnaîtra-t-il parmi ces goyim, ces non-juifs, invités par D.ieu (chap. 52, verset final) à réciter eux-mêmes la prophétie du « Serviteur de D.ieu » et à prendre conscience de leurs responsabilités à l’égard du sacrifice d’Israël. Il dira alors, en pensant à l’attitude des peuples, de chaque peuple, dans les années de tourmente :

(Israël) …retranché de la terre de la vie,

blessé à mort par le péché de mon peuple ! Isaïe 53:8

Publié dans | 13 Commentaires »

Traité Yebamot

Posté par lejuiferrant le 18 janvier 2010

Accusation

Yebamot 49b : « Jésus était un bâtard, né dans l’adultère ».

Vérité

Cela est archi faux, il est écrit là-bas la chose suivante : « Rabbi Chimon Ben Azaï dit : « J’ai trouvé un rouleau généalogique à Jérusalem dans lequel il est écrit que untel est un bâtard d’une femme adultère ». » Encore une fois il n’est absolument pas mentionné qu’on y parle de Jésus.

_______________

Accusation

Yebamot 98a : « Tous les enfants des goyims (non juifs) sont des animaux ».

Vérité

Cette citation est tout simplement un mensonge, il n’y a aucun passage du talmud qui dise une telle chose, il est seulement dit là bas que la filiation des non juif ne passe pas par le père mais par la mère. En effet : dans le cadre du peuple juif, on est juif par sa mère mais on appartient à sa tribu par le père (il y avait 12 tribus dans le peuple juif). Aucun rapport avec l’accusation.

Publié dans | Pas de Commentaires »

Traité Sanhedrin

Posté par lejuiferrant le 18 janvier 2010

Accusation

Sanhedrin 43a : “Jésus était coupable de la sorcellerie et de l’apostasie, il a mérité l’exécution. Les disciples de Jésus méritent d’être tués.”

Vérité

Tout cela est faux. D’abord même la référence est mauvaise. On parle de Jésus dans la page 43b et pas dans la 43a, et là-bas il est mentionné la chose suivante :

« Jésus le nazaréen a été condamné à mort par lapidation parce qu’il a pratiqué la sorcellerie et tenté le peuple d’Israël à aller dans le mauvais chemin ».

Quant à la phrase « Les disciples de Jésus méritent d’être tués », c’est encore une pure invention.

_______________

Accusation

Sanhedrin 52b : « L’adultère n’est pas défendu avec la femme d’un Goyim (non-juif), parce que Moïse n’a interdit que l’adultère avec « la femme de ton prochain », et les goyims (non-juifs) ne sont pas des prochains. »

Vérité

Ridicule. Tout ceci est archi faux. La relation avec une femme non juive, même non mariée, est interdite, comme cela est écrit clairement dans le traité Avoda zarah, page 37.

Alors est-ce qu’on pourrait autoriser l’adultère avec une femme non-juive mariée ?! Tout ceci est absurde.

_______________

Accusation

Sanhedrin 54b : « Si un homme commet la sodomie avec un garçon de moins de neuf ans, ils ne sont pas coupables de la sodomie. »

Vérité

Il manque la fin, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas forcément coupables de peine capitale. En effet, étant donné que l’un des partenaires était mineur lors des faits, il sera laissé à l’appréciation du tribunal de savoir si on prononcera la peine capitale sur les deux, sur un, ou sur aucun d’entre eux, leur faisant subir une autre peine.

_______________

Accusation

Sanhedrin 55b : « Il est autorisé d’avoir des rapports sexuels avec une fille de trois ans et un jour. »

Vérité

Le Choulkhan Aroukh (code de la loi juive), tome Even Aezer, chap. 23, alinéa 1, tranche qu’il est interdit d’avoir des relations ou ne se serait-ce que de se marier avec une fille qui n’est pas en âge de tomber enceinte. De plus, on ne se marie avec des filles que d’après la coutume de l’endroit. Or nous ne connaissons pas aujourd’hui de filles qui se marient avant l’âge d’au moins 17-18 ans, et à fortiori, certainement pas à l’âge de 3 ans ! (D’ préserve) Donc tout cela est clairement interdit. Et il va de soi que toute relation hors mariage est interdite.

_______________

Accusation

Sanhedrin 57a : « Si un juif tue un non-juif, il ne sera pas condamné à mort. Ce qu’un juif vole d’un non-juif, il peut le garder. »

Vérité

« Quand un juif tue un Kouti (il n’est pas marqué un non juif mais un Kouti précisément, qui est une peuplade d’il y a 2000 ans), il n’y a pas de peine de mort ». Cela est vrai, mais cela signifie-t-il qu’il est permis de tuer ? Absolument pas, le talmud dit bien sur place que c’est interdit, on n’a pas le droit de tuer QUI QUE CE SOIT, simplement il n’y aura pas de peine de mort, comme c’est le cas aujourd’hui dans beaucoup de pays.

« Quand un juif vole un non juif, il peut garder l’objet du vol ». Il s’agit ici d’une discussion (dont la source se trouve dans le traité Baba Kama page 113) pour savoir si on a le droit ou non de voler un non juif. Un avis dit que oui, l’autre que non. Mais même l’avis qui dit oui reconnait que ce n’est qu’au niveau de la loi écrite et que la loi orale l’a totalement interdit, donc de toute façon c’est absolument interdit. De plus, il faut savoir qu’au niveau de la halakha (la Loi), c’est-à-dire la conclusion du talmud, (une fois les discussions entre rabbins abouties dont ce bout de phrase est tiré), cet avis qui dit que ce serait permis selon la Torah écrite mais interdit selon la Torah orale n’est pas retenu. Il n’y a aucune différence entre voler un non juif et un juif, dans tous les cas il s’agit d’un interdit de la Torah, donc grave, comme c’est écrit très clairement au début des lois de vol dans le Choulkhan Aroukh (code de toutes les lois juives, chap. 348, tome ‘Hochen Michpat, alinéa 2).

Tous les rabbins l’enseignent clairement http://www.espacetorah.com/1-minute-1-halacha/-v1639.html

_______________

Accusation

Sanhedrin 59b : « Les rapports sexuels avec un garçon de moins de 8 ans n’est pas de la fornication ».

Vérité

Archi faux, cela n’existe pas, et rien qui ressemble à cela n’existe.

_______________

Accusation

Sanhedrin 90a : « Ceux qui lisent le nouveau testament (chrétiens) n’auront pas de place dans le monde à venir. »

Sanhedrin 90a, 100b : « Ceux-là qui ont lu les Évangiles sont destinés à l’enfer. » 

Sanhedrin 99a : « Quand le Messie vient, il détruira les Chrétiens. »

Vérité

A propos de toutes les soi-disant citations où apparaissent les termes « chrétien« , « évangile« , ou « nouveau testament« , se sont des inventions. Le seul endroit où apparaît le mot « chrétien » dans le Talmud est dans le traité Taanit page 26, où il est écrit que les rabbins n’ont pas institué un jeûne public le dimanche parce que c’est le jour de fête des chrétiens. Les termes « évangile » ou « nouveau testament«  n’apparaissent jamais dans tout le Talmud.

_______________

Accusation

Sanhedrin 106a et 106b : « Marie est une prostituée, Jésus est un méchant homme ».

Vérité

On ne parle ni de Marie, ni de Jésus, ni de prostituée, ni de méchant homme. Une invention de A à Z.

 

Publié dans | 34 Commentaires »

Diffamation du Talmud

Posté par lejuiferrant le 18 janvier 2010

Sur internet il y a d’affreuses soi-disant citations du Talmud qui sont soit inventées de A à Z soit falsifiées soit mises hors de leur contexte. Il est trop fatiguant de reprendre ces centaines de citations et à chaque fois montrer où est la falsification, néanmoins nous allons tacher de traiter ici bon nombre de ces honteuses accusations. Ce que nous pouvons dire haut et fort avant de nous pencher dans les détails c’est que ces accusations sont absolument fausses.

Une partie est tout simplement des inventions. Une autre partie est sortie de son contexte, ce qui fait que cela donne un aspect fallacieux, et une troisième partie a tout simplement traduit le mot « Akoum » par gentil que les auteurs de ces faux extraits se sont ensuite eux-même permis de traduire par chrétien. Le mot « Akoum » signifie « serviteur des étoiles et des signes zodiacaux« , donc une forme d’idolâtrie, et pas du tout ce qu’ils affirment.

Un exemple éloquent est le sujet des chrétiens, nombre de ces fallacieuses accusations concernent en effet les chrétiens qui seraient soit disant insultés par des propos injurieux à leur égard. C’est bien simple, le mot chrétien ou chrétienté n’apparaît NULLE PART dans le Talmud, si ce n’est UNE SEULE FOIS dans le traité Taanit page 26, il est écrit là-bas qu’on n’a pas le droit de décréter un jeûne publique le dimanche car c’est le jour férié des chrétiens. À part cela, aucune mention, ni de chrétiens, ni de chrétienté, dans TOUT le Talmud.

En second préambule, comme tout le monde le sait, le Talmud donne différents avis sur différentes choses. Les discussions s’étendent parfois sur quelque pages et finalement le Talmud conclut comment est statuée la loi, et il est malhonnête de prendre un court extrait d’un seul avis sans prendre en considération le deuxième, surtout si le premier n’est pas retenu dans la loi et que le deuxième l’est. Il s’agit simplement d’une discussion rhétorique, et lorsqu’un avis sera nié par des preuves à l’appui, il est absurde de le retenir, car il n’existe plus. Or dans les extraits ramenés,  nous trouvons des exemples de ce type.

Il est clair que ces soi-disant citations du talmud ont comme seul but d’attiser l’antisémitisme et chaque personne honnête pourra vérifier et voir à quel point elles sont fausses ou falsifiées ou hors de leur contexte.

Quoi qu’il en soit, il est clair que le judaïsme fait partie des religions de l’histoire qui ont élevé le degré d’humanité du monde. Des esprits haineux ou jaloux essayent d’accuser les juifs du contraire au moyen de citations soit erronées, soit fallacieuses, soit citées hors-contexte, nos présentes réponses en sont un petit aperçu que nous espérons suffisamment représentatif.

D’où viennent ces mensongères citations ?

D’un « modèle » antisémite de 1892 ! Repris sur nombre de sites de prosélytisme musulman, des sites clairement anti-Juif d’extrême droite ou d’extrême gauche, ou encore quelques sites chrétiens comme le site catholique italien Pontifex [le lien ne marche plus... bonne nouvelle :p], qui défend l’église de toute charge d’antisémitisme, mais qui a mis en ligne … un classique de l’antisémitisme : Le Talmud démasqué - I Cristiani nel Talmud – del Rev. I.B. Pranaitis tratto da « Il Talmud smascherato » - avec l’image de la couverture à l’envers (« Le Talmud démasqué : Les enseignements rabbiniques secrets concernant les Chrétiens », la deuxième partie du titre, qui est susceptible d’éveiller quelques doutes dans l’esprit du lecteur, n’est pas indiquée dans le site). Cet ouvrage fut publié en 1892 à Saint-Petersbourg par un prêtre lithuanien, Justin Bonavanture Pranaitis.

Justin Bonaventure Pranaïtis (1861-1917) était un prêtre catholique lituanien, ainsi qu’un professeur à l’Académie de Saint-Pétersbourg. En 1892, il publie Le Talmud démasqué (à l’origine, en latin, : Christianus in Talmude Iudaeorum) dans l’ambition de démontrer la nature anti-chrétienne et haineuse du Talmud. Il est également connu pour sa participation à l’affaire Beilis dans laquelle il s’humilia en démontrant sa méconnaissance du Talmud. En raison de ses positions racistes, il a été exécuté par la Commission extraordinaire, un service secret créé pour combattre les ennemis du régime bolchévique.

L’historien lituanien Vygantas Vareikis, de l’université de Klaipeda, a publié une étude à propos de l’ouvrage de Pranaïtis dont voici la traduction d’un extrait :

Les déclarations anti-juives dans le domaine de la théologie ont été répétées par le prêtre et professeur de l’Académie de Saint-Pétersbourg, Justin Bonaventure Pranaïtis. En 1911, il fut invité par les procureurs pour apporter son expertise dans l’affaire Beilis, où il a fait la conclusion que les lois religieuses juives permet d’utiliser du sang dans les rituels religieux. Son livre (Le Talmud démasqué) a été publié à Saint-Pétersbourg pendant les années de recrudescence de l’antisémitisme en Russie et a été traduit en allemand, en russe, en italien, en polonaise et en lituanien. En principe, Justin Pranaïtis se base lui-même sur les livres de Johan Andreas Eisenmenger et d’August Rohling, des classiques religieux orientés antisémites. Entdecktes Judenthum d’Eisenmerge fixe un objectif “pour aider les Juifs à admettre leur erreur et se renseigner sur la lumière du christianisme”. Son étude interprète le judaïsme comme une collection de préjugés stupides et de loi dégénérée. Eisenmerger reproche aux Juifs la mort de D.ieu, la profanation du Christ et la constante nuisance des chrétiens. La plupart des auteurs européens anti-Juifs ont réitérés les idées d’Eisenmenger. Une présomption fondée pourrait être faite que les propagateurs lituaniens de l’anti-judaïsme connaissaient mieux la littérature allemande, polonaise et russe que les sources originales du Talmud, quoique Justin Pranaïtis parlait hébreu et araméen.

Dans l’avant-propos du livre, Justin Pranaïtis écrit que son but était de “faire comprendre à tout lecteur de quel manière les Juifs, partisans du Talmud, regardent un homme chrétien”. Justin Pranaïtis donne de nombreuses citations de la Torah et du Talmud prises en dehors de leur contexte reflétant l’hostilité juive envers la religion chrétienne et l’enseignement du Christ, des idées montrant que les Juifs ne peuvent pas être bons envers un chrétien (goy), que la tromeprie d’un goy est permise, que les Juifs doivent nuire aux chrétiens et les éradiquer. Justin Pranaïtis place le judaïsme et le catholicisme aux deux extrémités de l’échelle, disant que “les Juifs prient et demandent à D.ieu de ruiner l’impie et vicieux royaume de Rome, c’est-à-dire notre sainte Église catholique, tandis que le Pape nous dit de prier même pour les Juifs sans valeur afin de leur faire reconnaître le Christ, notre Tout-puissant.

Le livre de Pranaïtis était populaire en Pologne et en Lituanie dans la première moitié du XXe siècle. Il était une source fréquente de référence des auteurs antisémites dans la Pologne de l’entre-deux-guerres.

En 1933, V. M. Grigas a pastiché certaines parties du livre de Pranaïtis et les a publiées dans la publication antisémite “Tautos žodis”.

VAREIKIS Vygantas, Preconditions of Holocaust : anti-semitism in Lithuania (19th century to mid 20th century -15 June1940),http://www.komisija.lt/Files/www.komisija.lt/File/Tyrimu_baze/Naciu%20okupacija/Holokausto%20prielaidos/Eng/Vareikis%20/Research%20by%20V.Vareikis%20%28english%29.pdf, p. 9-10.

L’Affaire Beilis

L’affaire Beilis, comme son nom l’indique, concerne Menahem Mendel Beilis, un Juif ukrainien accusé d’avoir commis un crime rituel. Beilis n’était pas un Juif pieux car il travaillait aussi bien lors du Shabbat que durant les fêtes, notamment dans une fabrique de briques qu’il rejoint en 1911. La même année, un jeune garçon disparait mystérieusement avant que son corps, mutilé, ne réapparaissent une semaine plus tard dans une grotte proche de la fabrique de briques dans laquelle travaillait Beilis. Ce dernier est arrêté après que soit attesté par un allumeur de réverbères que la jeune victime ait été kidnappée par un Juif. Pendant deux ans, Beilis attend son procès en prison alors que la presse russe lance une campagne d’antisémitisme, accusant les Juifs de pratiquer des crimes rituels. Le procès de Beilis, en 1913, dura environ un mois et se conclut par l’acquittement prononcé par un jury composé uniquement de chrétiens.Je vous passe les détails de ce procès pour en venir à l’intervention de Justin Bonaventure Pranaïtis. Celui-ci a été appelé lors du procès de Beilis en tant qu’expert religieux dans les rituels juifs. Il déclare que le meurtre du jeune garçon est un rituel religieux juif de libation de sang. Pourtant, sa crédibilité s’évapore presque instantanément lorsque la défense de Beilis démontre son ignorance à propos de simples concepts et définitions issus du Talmud.

Un extrait issu du livre de Samuel Maurice (Blood accusation: The strange history of the Beiliss case) à propos de l’interrogatoire de Pranaïtis au cours de l’affaire Beilis (les termes entre guillemets sont les noms de certains traités du Talmud) :

Q: Que signifie le terme “Hullin” ?
R: Je ne sais pas.
Q: Que signifie le terme “Erubin” ?
R: Je ne sais pas.
Q: Que signifie le terme “Yevamot” ?
R: Je ne sais pas.
Q: Quand a vécu Baba Bathra et quelle était son activité ?
R: Je ne sais pas.

Réaction de l’audience issue de l’autobiographie de Beilis : Beaucoup dans l’assistance riaient de temps en temps quand il devenait clairement confus et ne pouvait même pas répondre intelligiblement à quelques questions posées par mon avocat.

Erreurs dans le référencement des citations

Les personnes ayant établi ces listes de citations n’ont pas connaissance de ce qui compose le Talmud. C’est pourquoi l’on retrouve répertorié, parmi les divers traités du Talmud, des références issues d’autres livres. Par exemple, Orach Chayim et Yore Dea ne sont pas des traités talmudiques mais des sections de l’Arba’ah Tourim, un recueil des lois juives réalisé par Yaakov ben Asher, un rabbin des XIIIe/XIVe siècles.

Certaines de ces citations présentent le numéro de page assorti de la lettre C. Or, le Talmud, édité depuis le XVIe siècle suivant l’édition de Bomberg, numérote le recto d’une page avec la lettre A et le verso avec la lettre B.  Une référence portant la lettre C signifierait peut être qu’un secret est inscrit sur la tranche de la feuille, qui sait… Dans le même genre, on retrouve parfois un numéro de page suivant le numéro assorti d’un A ou d’un B, ce qui n’existe pas dans une citation correcte du Talmud étant donné que le premier nombre est déjà le numéro de la page. Enfin on trouvera parfois des références qui n’existent tout simplement pas : Hikkoth X, 1 : ce traité n’existe pas et le X ne veut de toute manière rien dire, Jalkut Rubeni gadol 12b : cette référence n’existe pas, Sepher Ou Israël 177b : cette référence n’existe pas non plus, etc.

 

Note: Les réponses apportées sur ce sujet (Voir les sous-sections portant le nom des traités talmudiques dans la barre du menu) proviennent en grande partie des réponses du Rav Ron Chaya, que vous pouvez retrouver dans la rubrique « Questions / Réponses » du site Leava

 

Publié dans | 32 Commentaires »

 

Paroisse St Fulcran en Lodé... |
Groupe des Jeunes St François |
islam 3 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Librislam - Librairie islam...
| Choisis donc la vie... Dt...
| ESCUELA DE MAGIA DE AVALONC...